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Comprendre le Private Equity

Private Equity en France : état des lieux de la classe d’actifs

Publié le
2026-10-27
Modifié le
2026-10-27
Vue de Paris et de la tour Eiffel illustrant le marché français du Private Equity
En 2025, le Private Equity en France confirme sa résilience avec 36,4 milliards d’euros investis et 42,9 milliards levés.
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En 2025, les acteurs français du capital-investissement et de l’infrastructure ont investi 36,4 milliards d’euros dans 2 904 entreprises et projets. Malgré une baisse limitée à 1 % par rapport à 2024, ces chiffres traduisent un marché toujours actif dans un environnement marqué par des taux plus élevés, des sorties difficiles et une sélectivité accrue.

Le Private Equity en France traverse moins une crise structurelle qu’une phase de normalisation. Les levées de capitaux restent élevées, les investissements résistent et les performances demeurent positives sur longue période. En revanche, les cessions restent insuffisantes, les distributions aux investisseurs sont ralenties et les capitaux se concentrent davantage auprès des sociétés de gestion les plus établies.

Cet état des lieux décrypte les chiffres du marché français, ses principales stratégies, sa performance, ses risques et ses perspectives. Il permet aussi de comprendre pourquoi la sélection des gérants et la diversification restent centrales dans une classe d’actifs où les moyennes masquent des situations très différentes.

Important

Cet article est fourni à titre exclusivement informatif et pédagogique. Il ne constitue ni une recommandation d’investissement ni un conseil personnalisé. Le Private Equity comporte notamment des risques de perte en capital et d’illiquidité.

Quels sont les chiffres du Private Equity en France ?

Selon l’étude d’activité publiée par France Invest et Grant Thornton, les acteurs français ont levé 42,9 milliards d’euros en 2025. La collecte progresse de 10 % par rapport à 2024, malgré un environnement encore exigeant.

Les investissements atteignent 36,4 milliards d’euros, en recul de 1 %. Cette donnée agrège le capital-investissement et les projets d’infrastructure suivis par l’étude. Elle ne doit donc pas être interprétée comme le seul montant investi au capital d’entreprises non cotées.

Les cessions représentent 14 milliards d’euros au coût historique, en hausse de 9 %. Le nombre d’opérations diminue toutefois, ce qui montre que la reprise reste partielle.

Indicateur Résultat 2025 Évolution annuelle
Capitaux levés 42,9 Md€ +10 %
Montants investis 36,4 Md€ -1 %
Entreprises et projets financés 2 904 Non précisé
Cessions au coût historique 14 Md€ +9 %
Opérations de cession 1 232 En baisse
TRI net du capital-investissement sur 10 ans 10,7 % En normalisation

Les montants de cession sont exprimés au coût historique. Ils correspondent au prix initialement investi dans les actifs cédés et non au produit total reçu lors de leur vente. Ils ne peuvent donc pas être directement comparés aux capitaux levés ou à la valeur économique des sorties.

Comment évoluent les investissements ?

Des montants globalement résistants

En capital-investissement hors infrastructure, les montants investis progressent de 11 % en 2025. Cette hausse est toutefois largement portée par les fonds de continuation. Sans ces opérations, les investissements diminuent de 1 %.

Cette distinction est essentielle. Un fonds de continuation permet généralement de transférer une ou plusieurs entreprises d’un fonds arrivé à maturité vers un nouveau véhicule géré par la même société de gestion. Certains investisseurs peuvent obtenir une liquidité, tandis que d’autres choisissent de poursuivre leur exposition.

Ces transactions répondent au ralentissement des sorties traditionnelles. Elles peuvent aussi donner davantage de temps à un gérant pour poursuivre le développement d’une entreprise. Elles exigent néanmoins une gouvernance rigoureuse, car le même gérant peut se trouver à la fois du côté du vendeur et de l’acquéreur.

Des dynamiques différentes selon les stratégies

Le venture capital résiste en 2025, tandis que le growth progresse, notamment grâce à l’internationalisation des investissements. Le capital-développement ralentit et le capital-transmission reste actif, soutenu en partie par les fonds de continuation.

Ces différences reflètent la diversité du Private Equity en France.

  • Le capital-risque finance des entreprises jeunes, souvent déficitaires et fortement innovantes.
  • Le capital-développement accompagne des sociétés déjà établies.
  • Le buyout cible généralement des entreprises plus matures, parfois avec recours à l’endettement.

Chaque stratégie réagit différemment aux taux d’intérêt, au cycle économique et aux conditions de valorisation. Un marché dynamique sur un segment ne signifie donc pas que l’ensemble de la classe d’actifs évolue de manière uniforme.

Entrepreneur observant une étincelle, symbole d’innovation et de création de valeurEntrepreneur observant une étincelle, symbole d’innovation et de création de valeur

Pourquoi les levées restent-elles concentrées ?

Avec 42,9 milliards d’euros levés en 2025, la collecte française reste élevée. Elle bénéficie notamment des engagements du secteur public et de plusieurs levées de taille importante.

Cette solidité masque cependant une concentration croissante des capitaux. Les investisseurs institutionnels privilégient davantage les plateformes établies, les équipes disposant d’un historique profond et les stratégies capables de démontrer leur différenciation.

Cette polarisation est également visible à l’échelle mondiale. Selon les perspectives 2026 de PwC, les plus grandes sociétés de gestion continuent à attirer des montants significatifs, tandis que de nombreux acteurs de taille plus réduite rencontrent davantage de difficultés.

La concentration des levées ne signifie pas que les fonds les plus importants sont systématiquement les plus performants. Elle traduit notamment une recherche de sécurité opérationnelle, de profondeur d’équipe, de diversification et de capacité à investir dans un contexte complexe.

Pour les sociétés de gestion émergentes, l’enjeu consiste à démontrer un avantage identifiable : expertise sectorielle, accès propriétaire aux transactions, spécialisation géographique ou capacité opérationnelle différenciante.

Les cessions constituent-elles le principal défi ?

Des distributions encore insuffisantes

Les cessions progressent de 9 % en valeur au coût historique en 2025, mais leur nombre diminue. France Invest estime que le marché reste pénalisé par des conditions économiques difficiles et par un écart persistant entre les prix attendus par les vendeurs et ceux acceptés par les acquéreurs.

Cette situation affecte directement les investisseurs. Tant qu’un actif n’est pas vendu, sa valeur reste en grande partie estimative. Les distributions sont retardées et les capitaux demeurent immobilisés plus longtemps.

Le ralentissement des distributions influence aussi les nouvelles levées. Les investisseurs institutionnels réinvestissent souvent une partie des sommes reçues lors des cessions. Lorsque ces flux diminuent, leur capacité à prendre de nouveaux engagements peut être limitée.

Le DPI, qui mesure les distributions effectivement reçues par rapport au capital appelé, devient donc particulièrement important. Un TVPI élevé ne suffit pas si l’essentiel de la valeur reste concentré dans des participations non cédées.

Le développement des fonds de continuation

Les fonds de continuation sont devenus une réponse importante au ralentissement des sorties. Ils permettent de prolonger la détention d’entreprises dont le potentiel de création de valeur n’est pas considéré comme épuisé.

Ces véhicules peuvent apporter de la liquidité aux investisseurs souhaitant sortir, tout en permettant à d’autres de rester exposés à l’actif. Ils offrent également une solution lorsque les marchés boursiers ou les acquéreurs industriels ne permettent pas une cession dans de bonnes conditions.

Leur développement ne doit toutefois pas être interprété comme une solution sans risque. Les modalités de valorisation, les conflits d’intérêts et la qualité du processus concurrentiel doivent être examinés avec attention.

PwC estime que les opérations secondaires et les véhicules de continuation devraient conserver une place centrale dans les sorties en 2026. Ils atténuent la pression sur la liquidité, sans remplacer complètement les cessions industrielles, les ventes à d’autres fonds ou les introductions en Bourse.

Quelle performance à long terme ?

Une performance nette qui se normalise

À fin 2025, le capital-investissement français affiche un TRI net de 10,7 % par an sur dix ans, selon l’étude annuelle de France Invest et EY. Depuis l’origine des mesures, en 1987, le TRI net atteint 10,8 %.

Ces données sont calculées nettes des frais de gestion et du carried interest. Elles représentent une moyenne de la classe d’actifs et ne correspondent pas à la performance de chaque fonds.

La performance sur dix ans reste supérieure à celle de plusieurs indices cotés retraités selon une méthodologie permettant de rapprocher leur calendrier de flux de celui des fonds de Private Equity. L’écart avec le CAC 40 s’est néanmoins resserré.

Cette évolution traduit une normalisation après plusieurs années particulièrement favorables. Les taux plus élevés ont renchéri le financement des acquisitions, tandis que le ralentissement des sorties a retardé la matérialisation des plus-values.

Une performance moyenne de long terme ne constitue ni un rendement attendu ni une garantie. Elle ne reflète pas non plus la fiscalité, les conditions d’accès ou les frais supplémentaires éventuellement supportés au niveau d’un véhicule intermédiaire.

Robot humanoïde illustrant l’intelligence artificielle dans les entreprises financées

Des écarts importants entre les fonds

La performance du Private Equity dépend fortement de la société de gestion, de la stratégie et du millésime. Deux fonds lancés la même année peuvent produire des résultats très différents en raison de leur sélection d’entreprises, de leur prix d’acquisition, de leur endettement ou de leur capacité d’accompagnement opérationnel.

L’analyse d’un fonds doit donc porter sur plusieurs indicateurs. Le TRI mesure la performance annualisée en tenant compte du calendrier des flux. Le TVPI rapporte la valeur distribuée et résiduelle au capital appelé. Le DPI mesure uniquement les distributions déjà reçues.

La part de valeur réalisée est particulièrement importante dans le contexte actuel. Un fonds peut présenter un TVPI élevé alors que peu d’actifs ont été cédés. Sa performance dépend alors encore des valorisations estimées et des conditions futures de sortie.

La sélection des gérants reste ainsi déterminante. Elle suppose d’analyser la stabilité de l’équipe, la régularité des résultats, les pertes, la stratégie de création de valeur et la capacité à reproduire les performances d’un millésime à l’autre.

Quels secteurs attirent les capitaux ?

L’industrie, le numérique, la consommation et la santé figurent parmi les principaux secteurs financés par les acteurs français en 2025. Leur poids reflète à la fois la structure de l’économie et les grandes transformations recherchées par les fonds.

Le numérique reste une composante importante, mais les investisseurs deviennent plus sélectifs. La croissance du chiffre d’affaires ne suffit plus. La récurrence des revenus, la rentabilité, la rétention des clients et la capacité à intégrer l’intelligence artificielle occupent désormais une place centrale dans l’analyse.

La santé bénéficie de tendances structurelles liées au vieillissement, à l’innovation médicale et à la transformation des services. Elle reste toutefois exposée aux risques réglementaires, technologiques et de remboursement.

L’industrie attire également l’attention dans un contexte de souveraineté, de réindustrialisation et de modernisation des chaînes de production. Les fonds peuvent accompagner l’automatisation, la décarbonation, la croissance externe et l’internationalisation des entreprises industrielles.

Enfin, les infrastructures liées aux énergies renouvelables représentent 47 % des montants et 63 % des projets d’infrastructure accompagnés en 2025. Ces investissements répondent à des besoins de long terme, mais leur profil diffère du capital-investissement traditionnel.

Quel rôle dans l’économie française ?

Le Private Equity finance des entreprises à différents stades de leur développement. Il apporte du capital, mais aussi des compétences en matière de gouvernance, de recrutement, de croissance externe, de transformation numérique et d’internationalisation.

Selon les données d’impact de France Invest à fin 2024, plus de 11 000 entreprises figuraient dans les portefeuilles des acteurs français. Elles représentaient environ 2,5 millions de salariés.

La majorité des entreprises accompagnées sont des PME et des ETI. Le capital-investissement joue ainsi un rôle important dans le financement d’entreprises qui n’ont pas toujours accès aux marchés boursiers ou qui recherchent un actionnaire actif.

Cette contribution ne doit pas être réduite aux seuls montants investis. La création de valeur dépend de la capacité des fonds à accompagner durablement la croissance, à professionnaliser les organisations et à préparer les entreprises aux transformations de leur secteur.

Elle doit aussi être appréciée de manière critique. Une stratégie fondée sur un endettement excessif, des économies à court terme ou des hypothèses de croissance irréalistes peut fragiliser l’entreprise au lieu de la renforcer.

Quels sont les risques actuels ?

Le premier risque est la perte en capital.

Les performances ne sont pas garanties et certaines entreprises peuvent échouer, être cédées à perte ou ne pas trouver d’acquéreur dans les conditions attendues.

Le deuxième risque est l’illiquidité.

Les fonds sont généralement conçus pour une durée longue, souvent supérieure à dix ans avec les prolongations éventuelles. Les possibilités de céder ses parts avant le terme sont limitées.

Le troisième risque concerne la valorisation.

Les actifs non cotés ne disposent pas d’un cours de marché quotidien. Leur valeur est estimée périodiquement à partir de méthodes financières, de transactions comparables et des performances des entreprises.

Le quatrième risque est lié à l’endettement.

Dans les opérations de buyout, la dette peut amplifier la création de valeur lorsque l’entreprise progresse. Elle peut aussi fragiliser les flux de trésorerie lorsque les taux augmentent ou que l’activité ralentit.

Le cinquième risque tient au manque de distributions.

Un portefeuille peut afficher une valeur résiduelle importante sans restituer suffisamment de liquidités aux investisseurs. Cette situation devient plus sensible lorsque les durées de détention s’allongent.

Enfin, le risque de sélection reste central.

Une exposition au Private Equity ne suffit pas à reproduire la performance moyenne de la classe d’actifs. Les résultats varient fortement selon les équipes, les stratégies et les millésimes.

Quelles perspectives pour 2026 ?

Les perspectives pour 2026 reposent sur une amélioration progressive plutôt que sur un retour aux conditions antérieures. La stabilisation du financement peut soutenir l’activité, mais les sociétés de gestion doivent rester disciplinées sur les prix d’acquisition et les hypothèses de sortie.

Le marché secondaire devrait continuer à se développer. Il permettra de gérer une partie des besoins de liquidité et d’apporter des solutions aux investisseurs souhaitant céder leurs positions avant la fin de vie des fonds.

Les fonds de continuation devraient également conserver une place significative. Leur utilisation devra s’accompagner de procédures robustes de valorisation et de gestion des conflits d’intérêts.

L’intelligence artificielle devient simultanément une thématique d’investissement et un levier de transformation des entreprises en portefeuille. Les gérants devront distinguer les modèles réellement renforcés par l’IA de ceux dont les avantages concurrentiels risquent d’être remis en cause.

Enfin, la collecte devrait rester concentrée. Les investisseurs devraient privilégier les équipes capables de démontrer un historique cohérent, une stratégie différenciante et une capacité à distribuer du capital.

Pont Alexandre-III illuminé à Paris, symbole du Private Equity en France

Ce qu’il faut retenir

  • En 2025, les acteurs français ont levé 42,9 milliards d’euros, en hausse de 10 %.
  • Les investissements atteignent 36,4 milliards d’euros dans 2 904 entreprises et projets d’infrastructure.
  • Les investissements en capital progressent de 11 %, mais diminuent de 1 % hors fonds de continuation.
  • Les cessions atteignent 14 milliards d’euros au coût historique, mais le nombre d’opérations recule.
  • Le TRI net du capital-investissement français s’établit à 10,7 % par an sur dix ans à fin 2025.
  • Les performances se normalisent et l’écart avec les marchés cotés se resserre.
  • Les levées se concentrent davantage auprès des sociétés de gestion les plus établies.
  • Les fonds secondaires et de continuation jouent un rôle croissant dans la gestion de la liquidité.
  • La sélection des gérants, la diversification et la capacité à immobiliser le capital restent déterminantes.

FAQ sur le Private Equity en France

Quelle est la taille du marché français du Private Equity ?

En 2025, les acteurs français du capital-investissement et de l’infrastructure ont investi 36,4 milliards d’euros dans 2 904 entreprises et projets. Ils ont levé 42,9 milliards d’euros.

Quelle est la performance du Private Equity en France ?

À fin 2025, le capital-investissement français affiche un TRI net de 10,7 % par an sur dix ans et de 10,8 % depuis l’origine des mesures. Ces données représentent des moyennes et ne garantissent pas la performance d’un fonds.

Pourquoi les cessions restent-elles difficiles ?

Les vendeurs et les acheteurs ne s’accordent pas toujours sur les valorisations. Les taux plus élevés, l’incertitude économique et la sélectivité des acquéreurs ralentissent également certaines opérations.

Qu’est-ce qu’un fonds de continuation ?

Un fonds de continuation est un véhicule créé pour poursuivre la détention d’un ou plusieurs actifs provenant d’un fonds plus ancien. Il peut fournir une option de liquidité à certains investisseurs tout en permettant à d’autres de rester exposés.

Quels secteurs attirent le plus les fonds français ?

L’industrie, le numérique, la consommation et la santé figurent parmi les principaux secteurs financés en 2025. Les énergies renouvelables occupent également une place importante dans les investissements en infrastructure.

Quels sont les principaux risques ?

Les principaux risques sont la perte en capital, l’illiquidité, l’incertitude des valorisations, l’endettement, l’allongement des durées de détention et la dispersion des performances entre les fonds.

Le Private Equity français est-il accessible aux particuliers ?

Oui, notamment au travers de FCPR, de certains FPCI, de fonds evergreen, de l’assurance-vie ou du PER. L’accessibilité, les risques, les frais et les conditions de sortie varient selon les supports.

Quelles sont les perspectives pour 2026 ?

Le marché pourrait bénéficier d’une stabilisation des conditions de financement et d’une reprise sélective des transactions. Les marchés secondaires, les fonds de continuation et l’intelligence artificielle devraient rester des tendances structurantes.

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Salma Moumen
À propos de l'auteur
Salma Moumen est Chief Project Officer chez Altaroc. Diplômée de TBS Education, avec une spécialisation en Banking & Corporate Finance, elle débute sa carrière dans l’accompagnement de fintechs lors de leurs levées de fonds, avant de se consacrer à la transformation digitale d’acteurs du secteur financier, au croisement des enjeux métiers et technologiques. À travers ses articles, elle propose une analyse pédagogique, documentée et objective des marchés privés, de leurs mécanismes et des risques qui leur sont associés.
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