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Comprendre le Private Equity

Désintermédiation bancaire : pourquoi les entreprises se financent-elles de plus en plus auprès des investisseurs privés ?

Publié le
2026-10-13
Modifié le
2026-10-15
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13 % par an : c’est le rythme moyen auquel les actifs des fonds de crédit privé domiciliés dans la zone euro ont progressé entre 2010 et le deuxième trimestre 2024, d'après le rapport Financial Stability Review de mai 2025 de la Banque Centrale Européenne. À cette date, ils représentaient environ 106 milliards d’euros, contre 628 milliards d’euros pour les fonds de Private Equity domiciliés dans la zone euro.

Cette progression illustre la montée de la désintermédiation bancaire. Les entreprises ne dépendent plus exclusivement du crédit bancaire pour financer leur croissance, leurs acquisitions ou leur transmission. Elles peuvent aussi s’adresser à des fonds de dette privée, des fonds de Private Equity, des investisseurs institutionnels ou des plateformes spécialisées.

Cette évolution ne signifie pas que les banques sont appelées à disparaître. Elle traduit plutôt une diversification des sources de financement. Banques, fonds et investisseurs privés interviennent souvent ensemble dans une même opération, avec des rôles complémentaires.

Qu’est-ce que la désintermédiation bancaire ?

La désintermédiation bancaire désigne le développement de financements obtenus sans que la banque joue son rôle traditionnel d’intermédiaire entre les épargnants et les entreprises.

Dans le modèle bancaire classique, la banque collecte des dépôts ou se refinance sur les marchés, puis accorde un crédit à l’entreprise. Elle sélectionne l’emprunteur, porte le prêt à son bilan et assume le risque de défaut.

Dans un financement désintermédié, l’entreprise lève directement ou indirectement des capitaux auprès d’investisseurs. Elle peut émettre des obligations, accueillir un fonds à son capital ou contracter une dette auprès d’un fonds de crédit privé.

Le mot « désintermédiation » doit toutefois être manié avec précision. Une société de gestion, une plateforme ou un fonds reste un intermédiaire financier. La transformation concerne surtout le remplacement partiel de l’intermédiation bancaire par une intermédiation de marché ou par des fonds spécialisés.

Comment fonctionne un financement désintermédié ?

Le processus commence par l’identification du besoin de l’entreprise. Celui-ci peut concerner une acquisition, une expansion internationale, un investissement industriel, une transmission ou un refinancement.

L’entreprise ou son conseil présente ensuite le projet à des investisseurs susceptibles de le financer. Ces derniers réalisent une due diligence afin d’analyser le modèle économique, les résultats financiers, les risques et la capacité de remboursement.

Les conditions sont négociées directement avec les investisseurs. Dans le cas d’une dette privée, elles concernent notamment le taux, l’échéance, les garanties et les covenants. Dans le cas du Private Equity, les négociations portent sur la valorisation, la part de capital cédée, la gouvernance et les conditions de sortie.

La relation reste généralement plus concentrée que dans une émission obligataire publique. Un nombre limité d’investisseurs apporte les capitaux et suit l’entreprise pendant plusieurs années.

Comparaison des principaux modes de financement des entreprises
Mode de financement Nature des capitaux Rémunération de l’investisseur Conséquence pour l’entreprise
Crédit bancaire Dette Intérêts Remboursement contractuel sans dilution
Dette privée Dette non bancaire Intérêts et commissions éventuelles Financement négocié sur mesure
Placement obligataire Dette de marché Coupon obligataire Accès direct à des investisseurs
Private Equity Fonds propres Dividendes éventuels et plus-value Dilution et accompagnement actionnarial
Crowdfunding Dette ou capital Intérêts ou plus-value Accès à une communauté d’investisseurs

Pourquoi la désintermédiation bancaire progresse-t-elle ?

La croissance du financement non bancaire résulte de plusieurs transformations convergentes. Elle ne peut pas être expliquée uniquement par un retrait des banques.

Désintermédiation bancaire et financement privé des entreprises

La réglementation transforme l’activité des banques

Depuis la crise financière de 2008, les exigences prudentielles imposées aux banques ont été renforcées. Elles doivent mobiliser davantage de fonds propres face aux risques qu’elles portent et surveiller plus strictement leur liquidité.

Ces règles contribuent à la solidité du système bancaire, mais peuvent aussi rendre certains financements plus coûteux. Les opérations complexes, les entreprises fortement endettées ou les actifs difficiles à valoriser mobilisent généralement davantage de capital réglementaire.

Les banques concentrent alors leurs ressources sur les financements compatibles avec leurs contraintes de bilan. Les fonds privés peuvent intervenir sur des opérations dont le risque, la durée ou la structuration correspondent moins bien au modèle bancaire traditionnel.

Cette évolution ne signifie pas nécessairement que les banques prêtent moins à l’ensemble de l’économie. En France, selon la Banque de France, l’encours des crédits bancaires aux entreprises non financières atteignait encore 1 408 milliards d’euros en décembre 2025, en hausse de 2,6 % sur un an.

Les besoins des entreprises deviennent plus complexes

Une entreprise en croissance ne recherche pas toujours un crédit standard. Elle peut avoir besoin de financer une acquisition rapidement, d’adapter son calendrier de remboursement ou d’obtenir des capitaux sans fournir les garanties habituellement demandées par une banque.

Les fonds de dette privée peuvent négocier une documentation sur mesure. Ils peuvent adapter la maturité, la fréquence de paiement des intérêts et les modalités de remboursement au profil de l’entreprise.

Le Private Equity répond à un autre type de besoin. Il renforce les fonds propres sans créer d’obligation de remboursement à échéance fixe. Cette solution peut convenir à une entreprise qui souhaite accélérer sa croissance, investir massivement ou organiser sa transmission.

La désintermédiation bancaire élargit donc les possibilités de financement. Elle ne rend pas nécessairement les capitaux moins coûteux, mais elle peut proposer une structure mieux adaptée au projet.

Les investisseurs recherchent de nouvelles sources de rendement

Les investisseurs institutionnels disposent de capitaux qu’ils doivent placer sur des horizons parfois très longs. Les fonds de pension, assureurs, fonds souverains et family offices peuvent ainsi financer des entreprises en contrepartie d’une rémunération adaptée au risque et à l’illiquidité.

Les marchés privés permettent également d’accéder à des entreprises absentes des marchés boursiers. Cette exposition peut répondre à un objectif de diversification, sous réserve d’accepter une liquidité réduite et un risque de perte en capital.

Le développement de la dette privée a renforcé cette mise en relation entre l’épargne longue et les besoins de financement des entreprises. En 2025, selon France Invest, les fonds de dette privée actifs en France ont levé 14,8 milliards d’euros, soit 74 % de plus qu’en 2024.

Les marchés privés se sont professionnalisés

La croissance du financement non bancaire s’appuie sur des équipes spécialisées, capables d’analyser des secteurs, de structurer des opérations et de suivre les entreprises financées.

Les fonds disposent désormais de compétences comparables à celles mobilisées lors d’une transaction bancaire ou obligataire. Ils s’appuient sur des analystes, des avocats, des auditeurs et des experts opérationnels.

La taille croissante des plateformes leur permet également de financer des opérations autrefois réservées aux banques syndiquées ou aux marchés obligataires. Le crédit privé ne concerne donc plus uniquement les petites entreprises exclues du financement bancaire.

Quelles formes prend le financement non bancaire ?

La dette privée

La dette privée correspond à des prêts accordés directement par des fonds à des entreprises. Elle peut financer la croissance, une acquisition, un refinancement ou une opération de capital-transmission.

Les conditions sont négociées avec l’emprunteur. Le fonds peut demander des garanties et des covenants afin de surveiller l’évolution du risque pendant toute la durée du prêt.

En France, 15,9 milliards d’euros ont été investis par les fonds de dette privée en 2025 à travers 379 opérations. La France constituait alors le deuxième marché européen, derrière le Royaume-Uni, selon le rapport Activité des fonds de dette privée en France en 2025 de France Invest et Deloitte.

Le Private Equity

Le Private Equity finance l’entreprise par un apport en fonds propres. Le fonds devient actionnaire et participe généralement à la gouvernance.

Contrairement à la dette, ces capitaux ne prévoient pas de remboursement contractuel. La rémunération dépend de la valeur créée puis du prix obtenu lors de la cession de la participation.

Le capital-investissement peut intervenir à différentes étapes de la vie d’une entreprise. Le capital-risque finance de jeunes sociétés, le capital-développement accompagne leur changement d’échelle et le capital-transmission organise la reprise d’entreprises matures.

Les placements privés obligataires

Un placement privé permet à une entreprise d’émettre des titres de dette auprès d’un nombre limité d’investisseurs. En Europe, l’Euro PP a notamment été développé pour faciliter l’accès des entreprises de taille intermédiaire aux investisseurs institutionnels.

Cette solution se situe entre le crédit bancaire et l’émission obligataire publique. Elle offre un accès direct aux marchés de capitaux sans imposer nécessairement les mêmes exigences qu’une émission largement distribuée.

L’entreprise doit néanmoins être capable de produire une information financière fiable et de dialoguer avec des investisseurs professionnels pendant toute la durée du financement.

Désintermédiation bancaire et financement des entreprises en Europe

Le financement participatif

Le financement participatif met directement en relation des entreprises et une communauté d’investisseurs par l’intermédiaire d’une plateforme. Il peut prendre la forme d’un prêt, d’une émission obligataire ou d’une souscription au capital.

Les montants sont généralement plus faibles que dans les opérations institutionnelles de dette privée ou de Private Equity. Cette solution concerne notamment les jeunes entreprises, les PME et certains projets immobiliers ou énergétiques.

Le crowdfunding ne supprime pas l’intermédiation. La plateforme sélectionne les projets, organise la souscription et fournit une partie de l’infrastructure réglementaire et opérationnelle.

Quels avantages pour les entreprises ?

Le premier avantage réside dans la diversification. Une entreprise financée par plusieurs sources dépend moins des décisions d’un seul établissement et peut mieux répartir les échéances de sa dette.

La flexibilité constitue un deuxième bénéfice. Les investisseurs privés peuvent adapter le financement à la saisonnalité des flux, à un programme d’acquisitions ou à une phase d’investissement durant laquelle la génération de trésorerie restera temporairement limitée.

La rapidité d’exécution peut également être déterminante. Un fonds disposant de capitaux disponibles et d’une équipe spécialisée peut analyser puis financer une opération complexe dans un calendrier compatible avec une acquisition.

Enfin, certains investisseurs apportent davantage que des capitaux. Un fonds de Private Equity peut contribuer à la gouvernance, au recrutement, au développement international ou à la croissance externe. Un prêteur privé peut mobiliser son expertise pour restructurer un financement avant que les difficultés ne deviennent irréversibles.

Ces avantages ont une contrepartie. La flexibilité et la capacité à financer des profils plus complexes peuvent s’accompagner d’un coût supérieur ou de clauses contractuelles exigeantes.

Quels risques et quelles limites ?

La désintermédiation bancaire transfère une partie du risque des bilans bancaires vers les fonds et leurs investisseurs. Elle ne fait donc pas disparaître le risque de crédit.

Pour l’entreprise, le coût du financement peut être plus élevé qu’un crédit bancaire classique. Les investisseurs exigent une rémunération qui reflète l’illiquidité, la complexité et le risque de l’opération.

La documentation peut également limiter la marge de manœuvre du dirigeant. Des covenants stricts peuvent encadrer l’endettement, les acquisitions, les dividendes ou les cessions d’actifs.

Pour l’investisseur, les risques concernent le défaut, la perte en capital et l’illiquidité. L’absence de marché secondaire actif peut rendre difficile la cession d’une créance ou d’une participation avant son échéance.

La valorisation soulève une autre difficulté. Les actifs privés ne disposent pas d’un prix observable en continu. Leur apparente stabilité ne signifie donc pas que leur valeur économique ne varie pas.

La BCE observe par ailleurs que l’entrée d’un financement privé s’accompagne, pour l’entreprise médiane étudiée, d’une hausse de l’endettement et d’une diminution de la capacité à couvrir les intérêts. Ces résultats ne condamnent pas le financement privé, mais rappellent l’importance de la sélection et du suivi des entreprises.

Analyse du marché de la dette privée en Europe

Les banques sont-elles réellement contournées ?

La désintermédiation bancaire est souvent une complémentarité plus qu’une substitution totale. Les banques continuent de financer les entreprises soutenues par les marchés privés.

Dans un LBO, un fonds de Private Equity peut apporter les fonds propres, un fonds de dette fournir un financement unitranche et une banque proposer des lignes de trésorerie, des instruments de couverture ou des services de paiement.

Les banques financent aussi indirectement les marchés privés. Elles peuvent accorder des lignes de crédit aux fonds, participer à la syndication d’une dette ou prêter aux mêmes entreprises.

La BCE constate ainsi que l’entrée d’un fonds de crédit privé tend à réduire immédiatement le crédit bancaire de l’entreprise concernée. À l’inverse, les entreprises financées par le Private Equity peuvent voir leur dette bancaire augmenter, notamment lorsque l’investissement prend la forme d’un LBO.

La désintermédiation doit donc être comprise comme une recomposition de la chaîne de financement. Le risque circule entre banques, fonds, assureurs, investisseurs institutionnels et entreprises au lieu de rester concentré dans un seul bilan bancaire.

Quel rôle pour les investisseurs privés ?

Les investisseurs privés transforment une épargne de long terme en capitaux destinés aux entreprises. Cette fonction est particulièrement importante pour les sociétés qui restent non cotées pendant une grande partie de leur développement.

La BCE observe que les entreprises financées par les marchés privés présentent, dans son échantillon, des niveaux de productivité supérieurs à ceux des entreprises exclusivement financées par les banques. L’institution précise toutefois qu’une partie de cet écart peut résulter de la sélection initiale des entreprises par les gérants.

Les capitaux privés peuvent soutenir l’innovation, les actifs immatériels et les investissements de long terme. Les fonds peuvent accepter des risques que les banques ou les marchés obligataires publics sont moins disposés à porter.

Cette capacité s’accompagne d’une responsabilité particulière. Les investisseurs doivent comprendre la solvabilité des entreprises, le niveau d’endettement, les risques ESG et les conséquences d’un scénario économique défavorable.

La qualité de la désintermédiation dépend donc de la discipline d’investissement. Une pression excessive pour déployer les capitaux peut conduire à accepter des prix trop élevés, des marges insuffisantes ou des protections contractuelles affaiblies.

Comment analyser un financement désintermédié ?

L’analyse doit d’abord porter sur le besoin réel de l’entreprise. Un financement destiné à soutenir un investissement productif ne présente pas le même profil qu’une dette contractée pour verser un dividende ou refinancer une structure devenue trop fragile.

Il faut ensuite comprendre la place du financement dans la structure du capital. Une dette senior garantie bénéficie d’une meilleure priorité qu’une dette subordonnée, tandis qu’un investissement en fonds propres absorbe les premières pertes.

La capacité de remboursement doit être testée selon plusieurs scénarios. L’analyse ne peut pas reposer uniquement sur le budget préparé par le management. Elle doit intégrer une croissance plus faible, une contraction des marges ou une hausse des besoins de trésorerie.

La gouvernance et la documentation jouent également un rôle central. Les droits d’information, les covenants, les sûretés et les mécanismes d’intervention doivent être adaptés au risque réellement supporté.

Enfin, la qualité du gérant reste déterminante. Son expérience, sa spécialisation sectorielle, son historique de pertes et sa capacité à restructurer une participation ou une créance doivent être étudiés sur plusieurs cycles.

Conclusion

La désintermédiation bancaire répond à une transformation durable du financement des entreprises. Les fonds de dette privée, les fonds de Private Equity et les investisseurs institutionnels apportent des capitaux complémentaires au crédit bancaire et aux marchés cotés.

Cette évolution offre aux entreprises davantage de choix, de flexibilité et de capacité à financer des projets complexes. Elle permet aussi aux investisseurs d’accéder directement au financement de l’économie réelle.

La désintermédiation ne supprime toutefois ni les intermédiaires ni les risques. Elle les redistribue entre de nouveaux acteurs. Sa solidité dépend donc de la qualité de l’analyse, de la transparence, de la documentation et de la discipline des gérants.

Les points à retenir

  • Les actifs des fonds de crédit privé domiciliés dans la zone euro ont progressé d’environ 13 % par an depuis 2010 pour atteindre 106 milliards d’euros au deuxième trimestre 2024.
  • En France, les fonds de dette privée ont investi 15,9 milliards d’euros en 2025 à travers 379 opérations. Ces chiffres illustrent la croissance du financement non bancaire, sans signifier un recul généralisé du crédit bancaire.
  • La désintermédiation bancaire prend plusieurs formes, notamment la dette privée, le Private Equity, les placements obligataires privés et le financement participatif.
  • Elle apporte de la diversification et de la flexibilité aux entreprises, mais peut entraîner un coût plus élevé, une gouvernance plus exigeante et des risques d’endettement.
  • Enfin, banques et fonds privés restent étroitement liés. La désintermédiation correspond davantage à une diversification des circuits de financement qu’à une disparition des banques.

FAQ

Qu’est-ce que la désintermédiation bancaire ?

La désintermédiation bancaire désigne le développement de financements obtenus directement auprès des marchés ou d’investisseurs, sans que la banque porte seule le financement à son bilan.

Quelles sont les principales formes de financement désintermédié ?

Les principales formes sont la dette privée, le Private Equity, les émissions obligataires, les placements privés et le financement participatif.

Pourquoi les entreprises se tournent-elles vers la dette privée ?

La dette privée peut offrir une structure plus flexible, une exécution rapide et un financement adapté aux acquisitions ou aux entreprises dont les besoins correspondent moins bien aux standards bancaires.

La désintermédiation bancaire signifie-t-elle la disparition des banques ?

Non. Les banques continuent de financer les entreprises et collaborent souvent avec les fonds privés. Elles peuvent fournir des lignes de trésorerie, des couvertures ou des financements complémentaires.

Quels sont les risques du financement non bancaire ?

Les principaux risques concernent le défaut, le surendettement, l’illiquidité, l’opacité des valorisations et l’affaiblissement des protections contractuelles lorsque la concurrence entre investisseurs devient trop forte.

Quel est le rôle du Private Equity dans la désintermédiation ?

Le Private Equity apporte des fonds propres aux entreprises non cotées. Le fonds devient actionnaire et accompagne généralement la stratégie, la gouvernance et le développement de l’entreprise.

La dette privée remplace-t-elle le crédit bancaire ?

Elle peut le remplacer sur certaines opérations, mais elle intervient souvent en complément. Une entreprise peut utiliser simultanément une dette privée, des crédits bancaires et des fonds propres.

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Salma Moumen
À propos de l'auteur
Salma Moumen est Chief Project Officer chez Altaroc. Diplômée de TBS Education, avec une spécialisation en Banking & Corporate Finance, elle débute sa carrière dans l’accompagnement de fintechs lors de leurs levées de fonds, avant de se consacrer à la transformation digitale d’acteurs du secteur financier, au croisement des enjeux métiers et technologiques. À travers ses articles, elle propose une analyse pédagogique, documentée et objective des marchés privés, de leurs mécanismes et des risques qui leur sont associés.
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