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Comprendre le Private Equity

Quelle place occupe le Private Equity dans les portefeuilles des Family Offices ?

Publié le
2026-09-01
Modifié le
2026-09-01
Par
Salma Moumen
Salma Moumen
Façade d'un immeuble de bureaux représentant l'univers des Family Offices et de la gestion patrimoniale
Les Family Offices accordent une place importante au Private Equity dans leurs allocations patrimoniales. En France, il représente en moyenne 34 % de leurs portefeuilles selon le Baromètre AFFO-EY 2025. Cette allocation s’inscrit dans une vision de long terme fondée sur la diversification, la sélection rigoureuse des gérants et l’accès aux entreprises non cotées.
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Selon le 11ᵉ Baromètre AFFO-EY publié en 2025, le Private Equity représente 34 % de l'allocation moyenne des Family Offices français, devant les actions cotées (23 %) et l'immobilier (16 %). Ce chiffre illustre une tendance de fond : les grandes fortunes familiales accordent une place croissante aux marchés privés dans leur stratégie patrimoniale de long terme.

Pourquoi une telle allocation ? Comment les Family Offices construisent-ils leurs portefeuilles ? Investissent-ils directement dans les entreprises ou privilégient-ils les fonds spécialisés ? Et surtout, quelles leçons un investisseur patrimonial peut-il tirer de ces pratiques ?

Dans cet article, nous analysons les raisons qui conduisent les Family Offices à investir en Private Equity un pilier de leur allocation, en nous appuyant sur les principales études du secteur, notamment celles de l'AFFO, d'UBS, de Campden Wealth et de Bain & Company.

Pourquoi les Family Offices privilégient le Private Equity

Le poids du Private Equity dans les portefeuilles des Family Offices ne résulte pas d'un effet de mode. Il reflète une stratégie patrimoniale cohérente avec leurs objectifs, leur horizon d'investissement et leur culture entrepreneuriale.

Un horizon d'investissement compatible avec les marchés privés

Contrairement à de nombreux investisseurs individuels, les Family Offices raisonnent généralement à l'échelle de plusieurs décennies, voire de plusieurs générations.

Leur priorité consiste à préserver et développer un patrimoine familial sur le long terme plutôt qu'à rechercher une liquidité permanente.

Le Private Equity s'inscrit naturellement dans cette logique. Les fonds de capital-investissement investissent généralement sur des horizons compris entre huit et douze ans, laissant aux entreprises le temps de mettre en œuvre leur stratégie de développement, d'améliorer leur performance opérationnelle et de créer de la valeur.

Cette temporalité est parfaitement compatible avec les objectifs patrimoniaux d'un Family Office.

Une culture entrepreneuriale proche des entreprises accompagnées

De nombreux Family Offices trouvent leur origine dans la cession d'une entreprise familiale.

Leurs fondateurs connaissent les enjeux auxquels sont confrontés les dirigeants : développement international, croissance externe, recrutement des équipes dirigeantes ou transmission de l'entreprise.

Investir en Private Equity leur permet ainsi de continuer à accompagner l'économie réelle, tout en restant proches d'un univers qu'ils maîtrisent.

Cette proximité explique également l'intérêt de certains Family Offices pour les co-investissements ou les investissements directs, en complément des fonds spécialisés.

Une recherche de diversification

Les marchés cotés représentent aujourd'hui une partie seulement de la création de valeur des entreprises.

De nombreuses sociétés à forte croissance restent privées plus longtemps qu'auparavant. Selon Bain & Company, le nombre d'entreprises financées par le capital-investissement a fortement progressé au cours des deux dernières décennies, élargissant les opportunités d'investissement en dehors des marchés boursiers.

Pour les Family Offices, intégrer le Private Equity permet donc de diversifier les moteurs de création de valeur au sein du portefeuille.

Immeuble de bureaux moderne illustrant les investissements des Family Offices en Private Equity

Une sélection rigoureuse des meilleurs gérants

Les Family Offices les plus sophistiqués ne cherchent généralement pas à être exposés à l'ensemble du marché du Private Equity.

Ils privilégient une sélection exigeante de gérants expérimentés, capables d'accompagner les entreprises sur le long terme et de mettre en œuvre des stratégies de création de valeur différenciantes.

Cette approche rappelle celle des grands investisseurs institutionnels, qui accordent une importance particulière à la qualité des équipes de gestion, à leur historique et à leur capacité à intervenir dans différents cycles économiques.

Principales motivations Pourquoi elles favorisent le Private Equity
Horizon long Compatible avec des investissements sur 8 à 12 ans
Culture entrepreneuriale Compréhension des enjeux des dirigeants
Diversification Accès à des entreprises non cotées
Création de valeur Accompagnement opérationnel des entreprises
Vision intergénérationnelle Développement du patrimoine sur le long terme

La place du Private Equity dans les portefeuilles des Family Offices ne résulte donc pas uniquement d'une recherche de rendement. Elle traduit une philosophie d'investissement fondée sur la patience, la diversification et la sélection de gérants capables d'accompagner durablement les entreprises.

Quelle allocation consacrent-ils aux marchés privés ?

Le Private Equity occupe aujourd'hui une place centrale dans la stratégie d'investissement de nombreux Family Offices.

Cette allocation n'est pas uniforme d'un pays à l'autre, mais toutes les grandes études du secteur convergent vers une même conclusion : les investisseurs familiaux augmentent progressivement leur exposition aux actifs privés.

Selon le 11ᵉ Baromètre AFFO-EY (2025), le Private Equity représente désormais 34 % de l'allocation moyenne des Family Offices français. Il s'agit de leur première classe d'actifs, devant les actions cotées (23 %), l'immobilier (16 %), les obligations (12 %) et les liquidités (8 %).

À l'échelle internationale, le Global Family Office Report 2025 d'UBS confirme cette tendance. Les marchés privés, qui regroupent le Private Equity, la dette privée, les infrastructures et l'immobilier non coté, constituent une composante stratégique des portefeuilles des grandes familles fortunées.

Cette exposition traduit une volonté d'accéder à des moteurs de création de valeur moins corrélés aux marchés financiers traditionnels.

Une allocation construite autour du long terme

La composition d'un portefeuille de Family Office diffère sensiblement de celle d'un investisseur particulier.

L'objectif n'est pas uniquement de rechercher de la performance à court terme, mais de préserver et développer un patrimoine sur plusieurs décennies. Cette approche conduit naturellement à réduire le poids des actifs les plus liquides au profit d'investissements capables de accompagner la croissance des entreprises dans la durée.

Le tableau ci-dessous illustre l'allocation moyenne observée auprès des Family Offices français.

Classe d'actifs Allocation moyenne*
Private Equity 34 %
Actions cotées 23 %
Immobilier 16 %
Obligations 12 %
Liquidités 8 %
Autres actifs 7 %

*Source : 11ᵉ Baromètre AFFO-EY 2025.

*Source : 11ᵉ Baromètre AFFO-EY, 2025.

Cette répartition met en évidence un changement majeur : pour de nombreux Family Offices, le Private Equity n'est plus une poche de diversification marginale. Il constitue désormais un pilier stratégique de l'allocation patrimoniale.

Une exposition qui varie selon la taille et la maturité du Family Office

Tous les Family Offices ne présentent pas la même allocation.

Les structures les plus importantes disposent souvent d'équipes d'investissement dédiées, capables d'analyser directement les opportunités de marché, de sélectionner des gérants spécialisés ou de participer à des co-investissements.

À l'inverse, les Family Offices de taille plus modeste privilégient généralement une approche fonds de fonds, qui leur permet d'accéder à un portefeuille diversifié d'entreprises tout en bénéficiant de l'expertise d'équipes de gestion expérimentées.

Cette différence de mise en œuvre ne remet toutefois pas en cause le constat principal : le capital-investissement occupe une place significative dans les patrimoines familiaux, quelle que soit la taille de la structure.

Professionnels marchant devant un immeuble de bureaux moderne, illustration de la gestion patrimoniale et des Family Offices

Une tendance qui s'inscrit dans la durée

L'intérêt des Family Offices pour le Private Equity ne cesse de progresser depuis plus d'une décennie.

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution :

  • le nombre d'entreprises restant privées plus longtemps avant une éventuelle introduction en Bourse ;
  • la professionnalisation des marchés privés et l'élargissement de l'offre de fonds spécialisés ;
  • la recherche de nouvelles sources de diversification dans un contexte de volatilité des marchés cotés ;
  • le développement des stratégies de dette privée, d'infrastructures et de marché secondaire, qui complètent désormais les fonds de Private Equity traditionnels.

Les études publiées par UBS, Campden Wealth et Bain & Company montrent que cette évolution est observée en Europe, en Amérique du Nord comme en Asie.

Les modalités d'investissement diffèrent selon les régions, mais la conviction reste la même : les marchés privés occupent désormais une place structurelle dans les portefeuilles des investisseurs patrimoniaux les plus sophistiqués.

Une allocation avant tout stratégique

L'importance accordée au Private Equity ne signifie pas que les Family Offices délaissent les autres classes d'actifs.

Les actions cotées continuent d'apporter de la liquidité et une exposition aux grandes entreprises internationales.

Les obligations contribuent à stabiliser les portefeuilles, tandis que l'immobilier conserve un rôle important dans la diversification patrimoniale.

Le Private Equity vient compléter cet équilibre en donnant accès à des entreprises non cotées et à des stratégies de création de valeur qui ne sont pas disponibles sur les marchés publics.

Cette complémentarité explique pourquoi les Family Offices raisonnent généralement en termes d'allocation globale plutôt qu'en opposition entre marchés cotés et marchés privés.

A retenir

Les Family Offices ne considèrent plus le Private Equity comme une classe d'actifs de diversification parmi d'autres. Les données les plus récentes montrent qu'il constitue désormais l'un des principaux moteurs de leur allocation patrimoniale, aux côtés des actions cotées et de l'immobilier. Cette évolution reflète une vision de long terme, fondée sur la diversification des sources de création de valeur plutôt que sur la recherche d'opportunités à court terme.

Comment les Family Offices construisent-ils leur allocation en Private Equity ?

Investir en Private Equity ne consiste pas simplement à sélectionner un fonds. Les Family Offices adoptent généralement une approche structurée, proche de celle des grands investisseurs institutionnels. Leur objectif est de construire un portefeuille capable d'accompagner la création de valeur des entreprises tout en maîtrisant les risques liés à une classe d'actifs peu liquide.

Cette démarche repose sur plusieurs principes complémentaires.

Diversifier les stratégies d'investissement

Le Private Equity regroupe des stratégies aux profils de risque et de création de valeur différents. Les Family Offices cherchent rarement à se concentrer sur un seul segment du marché.

Leur allocation combine généralement plusieurs approches afin de diversifier les moteurs de performance et les cycles d'investissement.

Stratégie Objectif principal
Buyout Accompagner la transformation d'entreprises établies.
Growth Equity Financer la croissance d'entreprises en développement.
Venture Capital Investir dans des sociétés innovantes à fort potentiel.
Dette privée Générer des revenus potentiels avec un profil de risque différent.
Marché secondaire Accéder à des portefeuilles déjà constitués et optimiser le calendrier d'investissement.

Cette diversification permet d'éviter qu'une seule stratégie ne détermine la performance globale du portefeuille.

Sélectionner les meilleurs gérants

Les études publiées par Bain & Company, Cambridge Associates et McKinsey soulignent que les écarts de performance entre les fonds de Private Equity restent nettement plus importants que sur les marchés cotés.

Autrement dit, le choix du gérant joue un rôle déterminant.

Les Family Offices consacrent donc une part importante de leurs ressources à l'analyse des équipes de gestion. Ils évaluent notamment :

  • l'expérience des associés ;
  • la stabilité des équipes ;
  • la spécialisation sectorielle ;
  • la capacité à créer de la valeur opérationnelle ;
  • l'historique des fonds précédents.

Cette sélection rigoureuse constitue l'un des fondements de leur stratégie d'investissement.

Escalier monumental en pierre illustrant la gestion patrimoniale et les Family Offices

Diversifier les millésimes

Les Family Offices investissent rarement l'ensemble de leur allocation en une seule année.

Ils répartissent leurs engagements sur plusieurs millésimes, appelés vintages, afin de réduire l'impact des cycles économiques.

Cette approche présente plusieurs avantages :

  • investir dans différents environnements de marché ;
  • lisser les appels de capitaux ;
  • répartir les distributions dans le temps ;
  • limiter le risque lié à une période d'investissement spécifique.

La diversification des millésimes est aujourd'hui considérée comme une bonne pratique par la plupart des investisseurs institutionnels.

Combiner plusieurs modes d'accès

Les Family Offices ne limitent généralement pas leur exposition aux seuls fonds de Private Equity.

Selon leur taille, leurs ressources internes et leur niveau d'expertise, ils peuvent associer plusieurs modes d'investissement.

  • Les fonds primaires, qui permettent d'accéder à un portefeuille diversifié d'entreprises sélectionnées par un gérant spécialisé.
  • Les co-investissements, qui offrent la possibilité d'investir directement aux côtés d'un fonds sur certaines opérations.
  • Les investissements secondaires, qui consistent à acquérir des participations déjà existantes dans des fonds ou des portefeuilles.
  • Les investissements directs, réservés le plus souvent aux Family Offices disposant d'équipes dédiées à l'analyse et au suivi des entreprises.

Cette combinaison permet d'adapter le portefeuille aux objectifs patrimoniaux tout en diversifiant les sources de création de valeur.

Construire une allocation progressive

Enfin, les Family Offices privilégient généralement une montée en puissance progressive de leur exposition au Private Equity.

Cette approche permet d'ajuster les engagements au fil du temps, d'observer les premiers résultats des investissements réalisés et de conserver une cohérence avec les besoins de liquidité du patrimoine.

Elle favorise également une meilleure diversification entre les gérants, les secteurs d'activité, les zones géographiques et les périodes d'investissement.

Plutôt que de rechercher une exposition ponctuelle, les Family Offices construisent ainsi des portefeuilles capables d'accompagner durablement les entreprises tout au long des cycles économiques.

A retenir

La gestion d'un portefeuille de Private Equity repose moins sur la recherche d'une opération exceptionnelle que sur la qualité de la construction de l'allocation. Diversification des stratégies, sélection exigeante des gérants, répartition des investissements dans le temps et complémentarité des modes d'accès constituent les principaux leviers utilisés par les Family Offices pour structurer leur exposition aux marchés privés.

Que peut retenir un investisseur patrimonial de l'approche des Family Offices ?

Les Family Offices disposent généralement de ressources financières, d'équipes spécialisées et d'un accès aux marchés privés qui diffèrent de ceux d'un investisseur individuel. Leur stratégie ne peut donc pas être transposée à l'identique.

En revanche, les principes qui guident leur allocation constituent des enseignements utiles pour toute personne souhaitant construire un patrimoine sur le long terme.

Penser d'abord en termes d'allocation

L'une des principales caractéristiques des Family Offices est qu'ils définissent leur allocation d'actifs avant de sélectionner leurs investissements.

Ils commencent par déterminer leurs objectifs patrimoniaux, leur horizon d'investissement, leurs besoins de liquidité et leur tolérance au risque.

Ce n'est qu'ensuite qu'ils choisissent les classes d'actifs capables de répondre à ces objectifs.

Cette approche permet de construire un portefeuille cohérent, plutôt que d'accumuler des investissements sans véritable stratégie d'ensemble.

Diversifier les sources de création de valeur

Les Family Offices ne cherchent généralement pas à opposer marchés cotés et marchés privés.

Ils considèrent ces deux univers comme complémentaires.

  • Les actions cotées apportent de la liquidité et une exposition aux grandes entreprises internationales.
  • Le Private Equity permet d'accéder à des sociétés non cotées, souvent avant qu'elles n'atteignent leur pleine maturité.
  • L'immobilier, les obligations ou la dette privée répondent à d'autres objectifs patrimoniaux.

Cette diversification des moteurs de création de valeur constitue l'un des fondements de leur gestion.

Accorder une importance particulière à la sélection des gérants

Dans les marchés privés, tous les fonds ne présentent pas les mêmes caractéristiques.

Les écarts de résultats observés entre les meilleurs et les moins performants sont historiquement plus importants que sur de nombreuses classes d'actifs cotées, ce qui renforce l'importance de la sélection des équipes de gestion.

Les Family Offices consacrent ainsi une part importante de leur processus d'investissement à l'analyse des gérants : expérience des équipes, spécialisation sectorielle, discipline d'investissement, capacité à accompagner les entreprises et historique des fonds précédents.

Cette exigence rappelle qu'en Private Equity, la qualité de l'accès est souvent aussi importante que la classe d'actifs elle-même.

Construire progressivement son exposition

Les Family Offices augmentent rarement leur allocation en une seule fois.

Ils investissent généralement de manière progressive afin de diversifier les périodes d'investissement, de répartir les appels de capitaux et d'adapter leur portefeuille à l'évolution de leur patrimoine.

Cette approche permet également de limiter le risque d'investir l'ensemble des montants disponibles dans un contexte de marché unique.

Intégrer l'illiquidité dans une réflexion globale

Le Private Equity implique un horizon d'investissement de long terme et une liquidité plus limitée que celle des marchés cotés.

Les Family Offices acceptent cette caractéristique parce qu'elle s'inscrit dans une stratégie patrimoniale globale. Ils veillent à conserver suffisamment d'actifs liquides pour répondre à leurs besoins courants tout en consacrant une partie de leur patrimoine à des investissements de long terme.

Cette gestion équilibrée de la liquidité constitue un principe essentiel de leur allocation.

Professionnels échangeant devant une baie vitrée avec vue sur un quartier d'affaires, illustration des Family Offices et du Private Equity

Une approche inspirante, sans être un modèle à reproduire

L'objectif n'est pas de reproduire le portefeuille d'un Family Office.

Chaque patrimoine présente des contraintes spécifiques, qu'il s'agisse du niveau de revenus, des besoins de liquidité, des objectifs familiaux ou de la capacité à supporter les risques liés aux marchés privés.

En revanche, leur démarche met en évidence plusieurs principes universels : définir une allocation cohérente, investir avec une vision de long terme, diversifier les sources de création de valeur et sélectionner avec rigueur les partenaires de gestion.

Ces principes expliquent en grande partie pourquoi les Family Offices accordent aujourd'hui une place importante au Private Equity dans leur stratégie patrimoniale.

Conclusion

Le développement du Private Equity au sein des portefeuilles des Family Offices illustre une évolution profonde de la gestion patrimoniale. Longtemps considéré comme une classe d'actifs réservée aux investisseurs institutionnels, le capital-investissement est devenu un pilier de l'allocation de nombreuses grandes fortunes familiales grâce à sa capacité à accompagner la croissance d'entreprises non cotées et à diversifier les sources de création de valeur.

Les données les plus récentes de l'AFFO, d'UBS et de Campden Wealth montrent que cette tendance s'inscrit dans la durée. Les Family Offices ne recherchent pas uniquement une exposition aux marchés privés : ils construisent des portefeuilles diversifiés, sélectionnent rigoureusement leurs gérants et investissent avec un horizon de plusieurs années, voire de plusieurs générations.

Si cette stratégie ne peut être reproduite à l'identique, elle met en lumière plusieurs enseignements applicables à toute réflexion patrimoniale : définir une allocation adaptée à ses objectifs, privilégier une vision de long terme, diversifier les moteurs de création de valeur et accorder une attention particulière à la qualité des équipes de gestion.

À mesure que les marchés privés poursuivent leur développement, ces principes devraient continuer à occuper une place centrale dans les stratégies des investisseurs patrimoniaux les plus sophistiqués.

FAQ

Quelle part de leur portefeuille les Family Offices investissent-ils en Private Equity ?

Selon le 11ᵉ Baromètre AFFO-EY 2025, le Private Equity représente en moyenne 34 % de l'allocation des Family Offices français. À l'international, les études d'UBS et de Campden Wealth montrent également que les marchés privés occupent une place centrale dans les stratégies patrimoniales des grandes fortunes.

Pourquoi les Family Offices investissent-ils autant en Private Equity ?

Les Family Offices recherchent des investissements compatibles avec leur horizon de long terme. Le Private Equity leur permet d'accéder à des entreprises non cotées, de diversifier leurs sources de création de valeur et d'accompagner le développement de l'économie réelle tout en s'inscrivant dans une logique patrimoniale intergénérationnelle.

Les Family Offices investissent-ils uniquement via des fonds ?

Non. Les fonds de Private Equity constituent souvent le principal point d'accès, mais certains Family Offices réalisent également des co-investissements, des investissements directs, des opérations sur le marché secondaire ou des investissements en dette privée, selon leur taille et leurs ressources.

Pourquoi la sélection des gérants est-elle essentielle en Private Equity ?

Les écarts de résultats entre les fonds sont historiquement plus marqués que sur de nombreuses classes d'actifs cotées. Les Family Offices consacrent donc une attention particulière à l'expérience des équipes de gestion, à leur spécialisation et à leur capacité à créer de la valeur sur le long terme.

Les investisseurs particuliers peuvent-ils s'inspirer des Family Offices ?

Oui, sans chercher à reproduire leur portefeuille. Leur approche met en avant plusieurs principes universels : définir une allocation adaptée à ses objectifs, investir progressivement, diversifier les sources de création de valeur et sélectionner avec rigueur les gérants auxquels on confie son capital.

Quelle est la différence entre un Family Office et un fonds de Private Equity ?

Un Family Office est une structure chargée de gérer le patrimoine d'une ou plusieurs familles fortunées. Un fonds de Private Equity est un véhicule d'investissement qui collecte des capitaux afin d'investir dans des entreprises non cotées. Les Family Offices peuvent investir dans ces fonds, mais ils peuvent également utiliser d'autres classes d'actifs pour construire leur allocation patrimoniale.

Le Private Equity est-il réservé aux Family Offices ?

Non. Historiquement réservé aux investisseurs institutionnels et aux grandes fortunes, le Private Equity est devenu plus accessible grâce à l'évolution de la réglementation et au développement de nouveaux véhicules d'investissement. Les conditions d'accès, les montants minimums et les caractéristiques des fonds varient toutefois selon les stratégies et les sociétés de gestion.

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