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Comprendre le Private Equity

Private Equity vs actions cotées : que révèlent réellement 20 ans de performances ?

Publié le
2026-07-21
Modifié le
2026-07-23
Par
Salma Moumen
Salma Moumen
Charging Bull de Wall Street, symbole des marchés financiers
Depuis plus de vingt ans, les plus grands investisseurs institutionnels au monde, des fonds de pension canadiens aux grandes universités américaines, augmentent progressivement leur exposition au Private Equity.
Private Equity : quels sont les véritables risques et performances ?
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Cette évolution n'est pas le fruit d'un simple effet de mode. Elle reflète une transformation profonde de la manière dont les investisseurs construisent leurs portefeuilles et recherchent des sources de création de valeur de long terme.

Dans le même temps, les marchés actions sont restés l'un des piliers de l'investissement mondial. Liquides, transparents et accessibles, ils permettent d'investir dans des milliers d'entreprises cotées à travers le monde.

Faut-il en conclure que le Private Equity est une meilleure classe d'actifs que les actions cotées ? La réponse est plus nuancée.

Les données historiques publiées par Cambridge Associates, France Invest ou MSCI montrent que certaines stratégies de Private Equity ont historiquement généré des performances annualisées supérieures à celles de plusieurs grands indices actions sur des périodes longues. Mais ces résultats ne racontent qu'une partie de l'histoire.

Comparer le Private Equity aux actions cotées ne consiste pas uniquement à comparer deux rendements. C'est comparer deux univers d'investissement qui diffèrent par leur horizon de détention, leur niveau de liquidité, leurs méthodes de valorisation, leur gouvernance et leurs mécanismes de création de valeur.

Cet article propose d'analyser ce que révèlent réellement vingt années de données historiques, les raisons qui expliquent les différences observées et les limites méthodologiques qu'il convient de garder à l'esprit avant toute comparaison.

Information importante

Cet article est fourni à titre exclusivement pédagogique et informatif. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d'investissement, ni une offre de souscription à un produit financier. Les performances historiques mentionnées dans cet article ne préjugent pas des performances futures.

Pourquoi les investisseurs institutionnels ne raisonnent plus en opposition entre Private Equity et actions cotées ?

Lorsqu'un investisseur particulier découvre le Private Equity, il pose souvent une question simple : « Est-ce que le Private Equity rapporte plus que la Bourse ? »

Cette question est compréhensible. Pourtant, elle ne reflète pas la manière dont raisonnent les investisseurs institutionnels.

Pour un fonds de pension, une fondation universitaire ou une compagnie d'assurance, le véritable enjeu n'est pas de choisir entre marchés cotés et marchés privés. Il consiste à construire un portefeuille capable de répondre à plusieurs objectifs simultanément : rechercher de la performance, maîtriser les risques, diversifier les sources de création de valeur et financer des engagements de très long terme.

Autrement dit, le Private Equity n'est généralement pas considéré comme un substitut aux actions cotées, mais comme une composante complémentaire d'une allocation d'actifs diversifiée.

Cette logique explique pourquoi les plus grands investisseurs mondiaux continuent d'investir massivement dans les deux univers.

Deux façons différentes d'investir dans la croissance des entreprises

À première vue, les actions cotées et le Private Equity poursuivent une finalité commune : financer le développement des entreprises.

Dans les deux cas, l'investisseur espère bénéficier de la croissance économique, de l'amélioration de la rentabilité des sociétés et de la création de valeur générée au fil du temps.

La différence réside dans la manière dont cette création de valeur est captée.

Sur les marchés cotés, l'investisseur acquiert des actions dont le prix évolue quotidiennement en fonction des anticipations des marchés financiers.

En Private Equity, l'investisseur participe indirectement au financement d'entreprises non cotées, généralement accompagnées pendant plusieurs années par une société de gestion qui intervient activement dans leur développement.

Cette différence fondamentale explique pourquoi les performances des deux classes d'actifs ne peuvent être analysées uniquement sous l'angle du rendement.

Deux philosophies d'investissement

Les marchés cotés offrent une grande flexibilité. Les investisseurs peuvent ajuster leurs positions quotidiennement en fonction de leurs anticipations ou des conditions de marché.

Le Private Equity repose sur une logique très différente. Les capitaux sont engagés pour plusieurs années afin de laisser le temps aux entreprises de mettre en œuvre leur stratégie de développement.

Cette contrainte de liquidité constitue souvent une difficulté pour certains investisseurs. Pour d'autres, notamment les investisseurs institutionnels disposant d'engagements à très long terme, elle représente au contraire une caractéristique compatible avec leur horizon d'investissement.

Boussole posée sur des données financières illustrant l'orientation d'une stratégie d'investissement et d'allocation d'actifsBoussole posée sur des données financières illustrant l'orientation d'une stratégie d'investissement et d'allocation d'actifs

Que révèlent réellement vingt ans de données historiques ?

Les comparaisons entre Private Equity et actions cotées font régulièrement l'objet d'études publiées par des organismes tels que Cambridge Associates, MSCI Private Capital ou France Invest.

Ces analyses montrent qu'historiquement, certaines stratégies de Private Equity ont généré des performances annualisées supérieures à celles de plusieurs grands indices actions sur des périodes longues.

Cette observation est largement documentée. Elle doit toutefois être interprétée avec prudence.

Ce que montrent les études de Cambridge Associates

Les travaux de Cambridge Associates constituent l'une des références les plus utilisées par les investisseurs institutionnels.

Leur indice US Private Equity Index & Benchmark Statistics compare depuis plusieurs décennies les performances des fonds américains de Private Equity avec celles des principaux indices actions.

Performance historique du Private Equity américain comparée aux marchés cotés (Cambridge Associates)

Graphique Cambridge Associates comparant les performances annualisées du Private Equity américain à celles des marchés cotés sur des horizons de 1 à 25 ans, avec analyse mPME (Modified Public Market Equivalent)

Les différentes éditions de cette étude mettent régulièrement en évidence une surperformance historique des stratégies de Buyout sur des horizons de dix, quinze ou vingt ans, selon les périodes observées et les méthodologies retenues.

Cette surperformance historique explique en partie pourquoi les marchés privés occupent désormais une place importante dans les allocations d'actifs institutionnelles.

Toutefois, ces résultats ne doivent pas être interprétés comme une garantie de performance future. Ils reflètent des données historiques qui dépendent notamment des millésimes étudiés, des stratégies retenues et des conditions économiques observées.

Pourquoi les chiffres ne racontent pas toute l'histoire

Comparer deux rendements annualisés est relativement simple.

Comparer deux classes d'actifs est beaucoup plus complexe.

Les entreprises cotées sont valorisées en permanence par le marché. Leur prix reflète instantanément les anticipations des investisseurs.

En Private Equity, les valorisations reposent sur des méthodologies spécifiques, réalisées à intervalles réguliers selon des référentiels internationaux tels que les IPEV Guidelines.

Par ailleurs, les investisseurs en Private Equity acceptent généralement un horizon d'investissement plus long et une liquidité plus faible que sur les marchés cotés.

Autrement dit, une comparaison pertinente ne peut pas se limiter à une seule colonne intitulée « performance ». Elle doit intégrer l'ensemble des caractéristiques propres à chaque univers d'investissement.

Private Equity et actions cotées : une comparaison qui dépasse le rendement

Avant même d'analyser les raisons pouvant expliquer les performances historiques du Private Equity, il est utile de rappeler que ces deux classes d'actifs répondent à des logiques différentes.

Critère Private Equity Actions cotées
Horizon d'investissement Long terme, souvent 8 à 12 ans Flexible
Liquidité Limitée Quotidienne
Valorisation Périodique Continue
Gouvernance Participation active des gérants Généralement limitée
Création de valeur Opérationnelle et stratégique Principalement liée aux marchés et aux résultats des entreprises
Critère Private Equity Actions cotées
Horizon d'investissement Long terme, souvent 8 à 12 ans Flexible
Liquidité Limitée Quotidienne
Valorisation Périodique Continue
Gouvernance Participation active des gérants Généralement limitée
Création de valeur Opérationnelle et stratégique Principalement liée aux marchés et aux résultats des entreprises

Cette comparaison met en évidence une réalité essentielle : le rendement ne constitue qu'une dimension parmi d'autres dans l'évaluation d'une classe d'actifs.

Pour les investisseurs institutionnels, la manière dont cette performance est obtenue, le niveau de risque accepté et le rôle joué dans la construction globale du portefeuille sont tout aussi importants.

Pourquoi le Private Equity a-t-il historiquement créé davantage de valeur ?

Dire que le Private Equity a, dans certaines études historiques, affiché des performances supérieures aux marchés cotés ne suffit pas. La véritable question est : pourquoi ?

Contrairement à une idée répandue, cette différence ne s'explique pas uniquement par le fait que les entreprises ne sont pas cotées en Bourse. Elle résulte d'un ensemble de mécanismes qui caractérisent le fonctionnement même du capital-investissement.

Les travaux de Bain & Company, McKinsey et Cambridge Associates montrent que la création de valeur en Private Equity repose généralement sur plusieurs leviers complémentaires : l'accompagnement opérationnel des entreprises, une gouvernance active, un horizon d'investissement plus long et une discipline d'exécution particulièrement forte.

La création de valeur commence bien avant la revente de l'entreprise

L'une des principales différences entre un investisseur coté et un fonds de Private Equity réside dans son degré d'implication.

Sur les marchés financiers, un actionnaire achète une participation dans une entreprise déjà cotée. Même lorsqu'il est convaincu du potentiel de cette société, son influence sur les décisions stratégiques reste généralement limitée.

En Private Equity, la logique est différente.

Les sociétés de gestion travaillent aux côtés des dirigeants pendant plusieurs années afin d'accélérer le développement de l'entreprise. Elles participent souvent aux décisions stratégiques importantes : internationalisation, acquisitions, recrutement de profils clés, digitalisation, structuration financière ou amélioration des processus opérationnels.

Autrement dit, la création de valeur ne repose pas uniquement sur l'évolution des marchés. Elle résulte également des transformations mises en œuvre au sein de l'entreprise.

Selon Bain & Company, la croissance des résultats opérationnels constitue historiquement l'un des principaux moteurs de création de valeur dans les opérations de Buyout, devant les effets liés à l'évolution des multiples de valorisation.

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Les marchés privés donnent accès à une partie de la croissance devenue inaccessible en Bourse

L'économie mondiale a profondément changé au cours des vingt dernières années.

Dans les années 1990, les entreprises rejoignaient relativement tôt les marchés financiers. Une grande partie de leur croissance était donc accessible aux investisseurs cotés.

Aujourd'hui, la situation est différente.

De nombreuses entreprises restent privées beaucoup plus longtemps. Elles lèvent des capitaux auprès de fonds de Venture Capital, de Growth Equity ou de Buyout avant d'envisager, parfois, une introduction en Bourse.

Des sociétés comme Stripe, Databricks ou Canva ont atteint des valorisations de plusieurs dizaines de milliards de dollars alors qu'elles n'étaient toujours pas cotées.

Cette évolution a une conséquence importante : une partie significative de la création de valeur intervient désormais avant l'introduction en Bourse.

Le Private Equity permet précisément d'accéder à cette phase de développement, qui reste largement inaccessible aux investisseurs présents uniquement sur les marchés cotés.

Une gouvernance plus active

Les entreprises accompagnées par des fonds de Private Equity bénéficient souvent d'une gouvernance différente de celle des sociétés cotées.

Les conseils d'administration sont généralement plus resserrés et les échanges entre les dirigeants et les investisseurs plus fréquents.

Cette proximité facilite la prise de décision et permet de mettre en œuvre plus rapidement certaines transformations stratégiques.

Il ne s'agit pas de dire que cette gouvernance est systématiquement supérieure. Elle répond simplement à une logique différente, davantage orientée vers l'exécution opérationnelle sur plusieurs années.

La discipline du temps long

L'un des paradoxes du Private Equity est que son principal inconvénient, l'illiquidité, constitue aussi l'une de ses forces.

Un fonds n'a pas vocation à arbitrer son portefeuille quotidiennement.

Les investissements sont réalisés dans une logique de plusieurs années, ce qui laisse le temps nécessaire aux entreprises pour exécuter leur plan de développement.

Cette approche réduit naturellement l'influence des fluctuations quotidiennes des marchés financiers sur les décisions stratégiques.

Elle permet également de concentrer les efforts sur la création de valeur fondamentale de l'entreprise plutôt que sur les variations de son cours de Bourse.

Pourquoi les investisseurs institutionnels continuent-ils d'augmenter leur exposition au Private Equity ?

Si les performances historiques expliquent une partie de l'intérêt porté au Private Equity, elles ne suffisent pas à comprendre pourquoi cette classe d'actifs occupe aujourd'hui une place aussi importante dans les portefeuilles institutionnels.

Les investisseurs professionnels raisonnent rarement en opposant une classe d'actifs à une autre.

Ils cherchent avant tout à construire des portefeuilles capables de résister à différents environnements économiques.

Une logique de diversification

Le Private Equity offre une exposition à des entreprises, des secteurs et des modèles économiques qui ne sont pas toujours représentés sur les marchés cotés.

Pour un investisseur institutionnel, cette diversification peut contribuer à limiter la dépendance à une seule source de performance.

Cette approche explique pourquoi le Private Equity est généralement utilisé en complément des actions cotées plutôt qu'en remplacement de celles-ci.

Une vision compatible avec des engagements de très long terme

Les fonds de pension, les compagnies d'assurance ou les fonds souverains gèrent souvent des engagements qui s'étalent sur plusieurs décennies.

Dans ce contexte, immobiliser une partie du portefeuille pendant plusieurs années n'est pas nécessairement une contrainte.

Au contraire, cette caractéristique peut être cohérente avec leurs objectifs d'investissement.

C'est notamment ce qui explique pourquoi des institutions comme CPP Investments au Canada, GIC à Singapour ou encore les grands endowments universitaires américains consacrent une part significative de leurs actifs aux marchés privés.

Zoom sur la lecture de la performance des fonds
Investisseur consultant un graphique boursier sur une tablette pour analyser les marchés financiers

Une forte dispersion des performances

Le Private Equity présente une particularité essentielle : les écarts de performance entre les gérants sont beaucoup plus importants que sur les marchés cotés.

Les recherches académiques montrent que la sélection des équipes de gestion constitue l'un des principaux déterminants des performances obtenues.

Autrement dit, investir dans le Private Equity ne consiste pas uniquement à choisir une classe d'actifs.

Il s'agit également de sélectionner les gérants capables d'identifier les entreprises les plus prometteuses, de les accompagner dans leur développement et de créer durablement de la valeur.

Cette dispersion explique pourquoi les investisseurs institutionnels consacrent des ressources importantes à la sélection et au suivi de leurs partenaires.

Peut-on réellement comparer le Private Equity et les actions cotées ?

La réponse est oui… mais à condition de comprendre les limites de l'exercice.

Comparer uniquement deux rendements annualisés serait réducteur.

Les actions cotées offrent une liquidité quotidienne, une valorisation en continu et une transparence immédiate.

Le Private Equity fonctionne selon une logique différente : valorisations périodiques, horizon d'investissement long, faible liquidité et implication opérationnelle des investisseurs.

Ces différences expliquent pourquoi les comparaisons doivent être interprétées avec prudence.

Comme le rappelle Cambridge Associates, les résultats historiques dépendent notamment des indices retenus, des périodes observées, des stratégies analysées et des méthodologies utilisées.

Les performances passées constituent donc des éléments d'analyse, mais ne permettent pas de prédire les performances futures.

Ce que vingt ans d'histoire nous apprennent vraiment

À première vue, les performances historiques pourraient laisser penser que le Private Equity constitue simplement une version plus performante des marchés actions. Cette lecture serait pourtant incomplète.

Les investisseurs institutionnels ne renforcent pas leur exposition au Private Equity uniquement parce que certaines études historiques mettent en évidence des performances supérieures. Ils recherchent avant tout une combinaison de caractéristiques difficile à retrouver dans une seule classe d'actifs : un accès à des entreprises non cotées, un accompagnement actif des équipes dirigeantes, des leviers de création de valeur opérationnelle et une diversification complémentaire aux marchés publics.

Autrement dit, le véritable enseignement des vingt dernières années ne réside pas uniquement dans les rendements observés. Il réside dans l'évolution de la manière dont les investisseurs construisent leurs portefeuilles.

Aujourd'hui, les plus grands investisseurs institutionnels ne raisonnent plus en opposition entre marchés cotés et marchés privés. Ils considèrent ces deux univers comme complémentaires.

Les actions cotées permettent d'accéder à une liquidité quotidienne, à une grande diversification et à une exposition immédiate à l'économie mondiale. Le Private Equity offre quant à lui un accès à des entreprises non cotées, des horizons de création de valeur plus longs et des stratégies d'accompagnement opérationnel qui diffèrent sensiblement des marchés publics.

Cette complémentarité explique pourquoi les allocations en Private Equity ont progressivement augmenté au sein des grands portefeuilles institutionnels au cours des deux dernières décennies.

Il convient néanmoins de rappeler que cette évolution ne signifie pas que le Private Equity constitue une solution adaptée à tous les investisseurs. Son horizon d'investissement, son niveau de liquidité et les risques qui lui sont propres doivent être analysés au regard des objectifs patrimoniaux, de la situation financière et de la capacité de chaque investisseur à immobiliser son capital sur le long terme.

Les points clés à retenir

  • Les données historiques publiées par Cambridge Associates, France Invest et MSCI Private Capital montrent que certaines stratégies de Private Equity ont historiquement généré des performances annualisées supérieures à celles de plusieurs grands indices actions sur des périodes longues.
  • Ces performances historiques résultent notamment de mécanismes de création de valeur propres aux marchés privés : accompagnement opérationnel des entreprises, gouvernance active, croissance externe et vision de long terme.
  • Les comparaisons entre Private Equity et actions cotées doivent toutefois être interprétées avec prudence. Les différences de liquidité, de valorisation, de méthodologie et de profil de risque rendent toute comparaison directe imparfaite.
  • Les investisseurs institutionnels utilisent généralement le Private Equity comme une classe d'actifs complémentaire aux marchés cotés, dans une logique de diversification plutôt que de substitution.
  • La sélection des sociétés de gestion constitue l'un des principaux déterminants des performances observées en Private Equity. Les écarts entre les meilleurs gérants et la moyenne du marché peuvent être significatifs.
Panneau Wall Street à New York illustrant les marchés financiers et les actions cotées

FAQ sur le Private Equity et les actions cotées

Le Private Equity a-t-il historiquement mieux performé que les actions cotées ?

Selon plusieurs études publiées par Cambridge Associates et France Invest, certaines stratégies de Private Equity, notamment les fonds de Buyout, ont historiquement généré des performances annualisées supérieures à celles de plusieurs grands indices actions sur des périodes longues. Ces observations dépendent toutefois des périodes étudiées, des méthodologies retenues et des stratégies analysées. Elles ne constituent pas une garantie de performances futures.

Pourquoi les investisseurs institutionnels investissent-ils autant en Private Equity ?

Les investisseurs institutionnels recherchent plusieurs objectifs complémentaires : accéder à des entreprises non cotées, diversifier leurs portefeuilles, bénéficier de moteurs de création de valeur différents des marchés cotés et investir selon un horizon compatible avec leurs engagements de long terme.

Le Private Equity est-il plus risqué que les actions cotées ?

Les deux classes d'actifs présentent des risques différents.

Le Private Equity implique notamment un risque d'illiquidité plus élevé, des horizons d'investissement plus longs et une valorisation moins fréquente des actifs. Les actions cotées offrent davantage de liquidité mais sont soumises à une volatilité quotidienne plus importante.

Comparer les deux nécessite donc d'analyser l'ensemble de leurs caractéristiques et non uniquement leur rendement.

Pourquoi les performances diffèrent-elles autant entre les fonds de Private Equity ?

Le Private Equity est une classe d'actifs où la dispersion des performances est historiquement importante.

Les résultats dépendent notamment de la qualité des sociétés de gestion, des entreprises sélectionnées, du millésime d'investissement, de l'environnement économique et de la stratégie mise en œuvre.

Cette dispersion explique pourquoi les investisseurs institutionnels consacrent des ressources importantes à la sélection de leurs partenaires.

Les performances passées permettent-elles d'estimer les performances futures ?

Non.

Les performances historiques permettent d'observer certaines tendances de long terme mais ne préjugent pas des performances futures. Les conditions économiques, les taux d'intérêt, les valorisations et les cycles de marché évoluent constamment.

Le Private Equity remplace-t-il les actions cotées dans un portefeuille ?

Dans la pratique, les grands investisseurs institutionnels n'opposent généralement pas ces deux classes d'actifs.

Ils les utilisent de manière complémentaire afin de bénéficier de sources de création de valeur différentes et de construire des portefeuilles plus diversifiés.

Information importante

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre exclusivement informatif et pédagogique. Elles ne constituent ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, ni une offre de souscription ou d'achat d'un instrument financier.

Les comparaisons de performances présentées reposent sur des données historiques issues de publications institutionnelles. Elles sont fournies à titre d'illustration et ne permettent pas de préjuger des performances futures.

Tout investissement comporte des risques, notamment un risque de perte en capital, un risque d'illiquidité et un risque lié à l'évolution des marchés et de l'environnement économique.

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