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Comprendre le Private Equity
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Comprendre le Private Equity

Les actifs non cotés ont-ils leur place dans une stratégie de transmission patrimoniale ?

Publié le
2026-07-21
Modifié le
2026-07-07
Par
Salma Moumen
Salma Moumen
Voilier naviguant sur une mer calme, illustrant une stratégie patrimoniale et un investissement de long terme
Au cours des vingt à vingt-cinq prochaines années, plus de 83 000 milliards de dollars de patrimoine devraient être transmis entre générations dans le monde, selon le Global Wealth Report d'UBS.
Investir dans le non coté en 2026 : Guide pour comprendre
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Au cours des vingt à vingt-cinq prochaines années, plus de 83 000 milliards de dollars de patrimoine devraient être transmis entre générations dans le monde, selon le Global Wealth Report d'UBS.

En France, où une part importante du patrimoine est détenue par les générations les plus âgées, cette transition démographique renforce l'importance d'une stratégie de transmission patrimoniale réfléchie.

Ce phénomène, souvent qualifié de Great Wealth Transfer, illustre l'importance croissante des stratégies de transmission patrimoniale auprès des familles fortunées et des investisseurs de long terme.

Dans ce contexte, la composition du patrimoine évolue. Aux côtés de l'immobilier, des actions cotées ou de l'assurance vie, les actifs non cotés, et notamment le Private Equity, occupent une place de plus en plus importante dans les allocations patrimoniales. Longtemps réservés aux investisseurs institutionnels, ces actifs répondent à une logique de création de valeur sur plusieurs années, qui peut s'inscrire dans une réflexion plus large sur la transmission d'un patrimoine.

Le Private Equity est-il pour autant adapté à une stratégie de transmission patrimoniale ? Quels sont ses atouts, ses contraintes et les points de vigilance à prendre en compte ? Cet article analyse la place que peuvent occuper les actifs non cotés dans une stratégie patrimoniale de long terme, en s'appuyant sur les pratiques observées auprès des investisseurs institutionnels et des grandes familles patrimoniales.

Important

Cet article est fourni à titre exclusivement informatif et pédagogique. Il ne constitue ni un conseil juridique, fiscal ou patrimonial, ni une recommandation d'investissement. Toute stratégie de transmission doit être étudiée au regard de la situation personnelle de chaque investisseur.

Les actifs non cotés peuvent-ils contribuer à une stratégie de transmission patrimoniale ?

Oui, les actifs non cotés peuvent trouver leur place dans une stratégie de transmission patrimoniale, à condition d'être intégrés dans une allocation globale cohérente et adaptée aux objectifs de la famille.

Contrairement aux actifs cotés, le Private Equity s'inscrit dans une logique de long terme. Les investissements sont généralement conservés pendant huit à douze ans, le temps nécessaire pour accompagner le développement des entreprises financées avant leur cession. Cet horizon d'investissement peut être compatible avec une réflexion patrimoniale qui se construit souvent sur plusieurs décennies, voire sur plusieurs générations.

Les investisseurs institutionnels et les grandes familles patrimoniales ne recherchent d'ailleurs pas uniquement un potentiel de rendement. Ils utilisent également les actifs non cotés pour diversifier leur patrimoine, accéder à des entreprises non cotées et s'exposer à des moteurs de création de valeur différents de ceux des marchés financiers.

A retenir

Le Private Equity ne constitue pas un outil de transmission en lui-même. En revanche, son horizon d'investissement long et sa capacité à diversifier un patrimoine peuvent en faire une composante pertinente d'une stratégie patrimoniale globale, sous réserve qu'elle soit adaptée au profil de l'investisseur.Le Private Equity ne constitue pas un outil de transmission en lui-même. En revanche, son horizon d'investissement long et sa capacité à diversifier un patrimoine peuvent en faire une composante pertinente d'une stratégie patrimoniale globale, sous réserve qu'elle soit adaptée au profil de l'investisseur.

Pourquoi la transmission patrimoniale ne se limite-t-elle plus aux actifs traditionnels ?

La transmission d'un patrimoine ne consiste plus uniquement à répartir des biens immobiliers ou un portefeuille d'actions cotées. L'évolution des patrimoines privés, des marchés financiers et des stratégies d'investissement conduit de nombreuses familles à diversifier les actifs destinés à être transmis.

Aujourd'hui, les patrimoines les plus importants sont souvent composés de plusieurs classes d'actifs complémentaires. Aux côtés de l'immobilier, des placements financiers ou de l'assurance vie, les actifs non cotés occupent une place croissante dans les allocations de long terme.

Cette évolution reflète une approche patrimoniale davantage tournée vers la diversification et la création de valeur sur plusieurs années que vers la seule recherche de liquidité.

Des patrimoines de plus en plus diversifiés

Les investisseurs disposant d'un patrimoine significatif cherchent généralement à répartir leurs investissements entre plusieurs classes d'actifs afin de limiter leur dépendance à un seul marché.

Cette diversification peut inclure :

  • l'immobilier ;
  • les actions cotées ;
  • les obligations ;
  • les liquidités ;
  • les actifs non cotés, dont le Private Equity.

Chaque catégorie répond à un objectif différent au sein d'une stratégie patrimoniale. Les actifs non cotés apportent notamment une exposition à l'économie réelle et à des entreprises qui ne sont pas accessibles sur les marchés financiers.

Famille contemplant un paysage, illustrant la transmission patrimoniale et la préservation du patrimoine sur plusieurs générations

Une vision patrimoniale construite sur plusieurs générations

La transmission patrimoniale repose rarement sur une logique de court terme.

Qu'il s'agisse de préparer une donation, d'organiser une succession ou d'accompagner plusieurs générations d'une même famille, les décisions patrimoniales s'inscrivent généralement dans une perspective de long terme.

Cette temporalité rejoint celle du Private Equity, dont les stratégies de création de valeur nécessitent plusieurs années avant de produire leurs effets. Sans constituer un outil de transmission à lui seul, le capital-investissement peut ainsi s'intégrer dans une réflexion patrimoniale plus globale lorsque son horizon d'investissement est compatible avec les objectifs de la famille.

Pourquoi le Private Equity peut-il trouver sa place dans une stratégie de transmission patrimoniale ?

Le Private Equity n'a pas été conçu comme un outil de transmission patrimoniale. Pourtant, plusieurs de ses caractéristiques en font une classe d'actifs qui peut s'intégrer dans une réflexion patrimoniale de long terme.

Contrairement aux placements orientés vers la liquidité immédiate, le capital-investissement repose sur un horizon d'investissement généralement compris entre huit et douze ans. Cette temporalité est souvent cohérente avec les objectifs des familles qui préparent progressivement la transmission de leur patrimoine plutôt qu'une cession à court terme.

Au-delà de son horizon d'investissement, le Private Equity permet également d'accéder à des entreprises non cotées, dont les moteurs de création de valeur diffèrent de ceux des marchés financiers. Pour de nombreux investisseurs patrimoniaux, cette diversification constitue un élément complémentaire dans la construction d'un patrimoine destiné à être transmis.

Un horizon d'investissement naturellement aligné avec une vision de long terme

La transmission patrimoniale se prépare généralement plusieurs années avant qu'elle ne devienne effective.

Qu'il s'agisse d'organiser une donation, d'accompagner la transmission d'un patrimoine familial ou de préparer une succession, les décisions patrimoniales s'inscrivent dans une logique qui dépasse souvent une génération.

Le Private Equity répond à cette même temporalité. Les sociétés de gestion investissent dans des entreprises qu'elles accompagnent pendant plusieurs années avant d'envisager leur cession. Cette approche favorise une création de valeur progressive plutôt qu'une recherche de performance à court terme.

Cette convergence entre horizon patrimonial et horizon d'investissement explique pourquoi de nombreuses familles fortunées intègrent les marchés privés dans leur allocation de long terme.

Diversifier le patrimoine transmis

Une stratégie de transmission patrimoniale repose rarement sur une seule classe d'actifs.

L'immobilier, les actions cotées, les obligations, les liquidités ou encore les contrats d'assurance vie répondent chacun à des objectifs spécifiques. Le Private Equity peut venir compléter cet ensemble en apportant une exposition à des entreprises non cotées et à des moteurs de création de valeur différents.

Cette diversification ne vise pas uniquement à rechercher un potentiel de rendement. Elle permet également de réduire la dépendance d'un patrimoine à une seule catégorie d'actifs ou à un seul environnement de marché.

Comme pour toute allocation, la répartition entre les différentes classes d'actifs doit rester adaptée aux objectifs, au profil de risque et aux besoins de liquidité de chaque famille.

Accéder à des entreprises non cotées créatrices de valeur

Une part importante de la croissance économique mondiale est aujourd'hui portée par des entreprises qui restent privées plus longtemps qu'auparavant.

En investissant dans le Private Equity, les investisseurs accèdent à un univers composé d'entreprises innovantes, de PME en développement ou de sociétés en transformation, souvent absentes des marchés boursiers.

Pour une famille qui construit son patrimoine sur plusieurs décennies, cette exposition peut représenter un complément aux actifs traditionnels, en participant à une diversification plus large des sources potentielles de création de valeur.

Il convient toutefois de rappeler que ces investissements comportent un risque de perte en capital et que les performances observées par le passé ne préjugent pas des performances futures.

Une logique cohérente avec la préservation du patrimoine familial

La transmission patrimoniale ne consiste pas uniquement à transmettre un capital. Elle vise également à préserver le patrimoine dans la durée et à l'adapter aux objectifs des générations futures.

Dans cette perspective, le Private Equity s'inscrit dans une logique de développement des entreprises financées plutôt que dans une approche fondée sur les fluctuations quotidiennes des marchés financiers.

Cette philosophie rejoint celle de nombreux investisseurs de long terme, qui privilégient la création de valeur durable, la diversification et une vision intergénérationnelle de leur patrimoine.

A retenir

Le Private Equity peut contribuer à une stratégie de transmission patrimoniale grâce à son horizon d'investissement long, son exposition aux entreprises non cotées et sa capacité à diversifier un patrimoine. Il ne constitue toutefois qu'une composante d'une allocation patrimoniale globale, qui doit être construite en fonction des objectifs, du profil de risque et des besoins de chaque investisseur.

Quels points de vigilance faut-il prendre en compte avant d'intégrer des actifs non cotés dans une stratégie de transmission ?

Le Private Equity peut contribuer à une stratégie de transmission patrimoniale, mais il ne convient pas à toutes les situations. Comme toute classe d'actifs, il présente des caractéristiques spécifiques qui doivent être prises en compte avant toute décision d'investissement.

L'horizon de placement, la capacité à immobiliser une partie du patrimoine, le niveau de diversification recherché ou encore la qualité des sociétés de gestion sont autant d'éléments qui influencent la pertinence d'une allocation en actifs non cotés.

Une stratégie de transmission efficace repose avant tout sur la cohérence de l'ensemble du patrimoine, plutôt que sur la performance d'une seule classe d'actifs.

L'illiquidité doit être compatible avec les besoins de la famille

L'une des principales caractéristiques du Private Equity est son illiquidité. Contrairement aux actions cotées ou à certains placements financiers, les capitaux investis sont généralement immobilisés pendant plusieurs années.

Cette spécificité n'est pas nécessairement incompatible avec une stratégie de transmission patrimoniale. Au contraire, lorsqu'une famille investit avec un horizon de plusieurs décennies, cette durée peut être cohérente avec ses objectifs.

En revanche, les actifs non cotés ne sont généralement pas adaptés pour financer des besoins de liquidité à court terme. Ils doivent donc être intégrés dans une allocation suffisamment diversifiée pour préserver la flexibilité financière du patrimoine.

Parcours familial illustrant la construction et la transmission d'un patrimoine

Le risque de perte en capital demeure présent

Le Private Equity investit principalement dans des entreprises non cotées, dont la valorisation peut évoluer à la hausse comme à la baisse.

Comme tout investissement en actions, cette classe d'actifs comporte un risque de perte en capital, lié notamment aux performances des entreprises financées, à l'environnement économique ou aux conditions de sortie des investissements.

Dans une logique de transmission patrimoniale, cette réalité rappelle l'importance de construire une allocation équilibrée entre plusieurs classes d'actifs, en tenant compte du profil de risque de la famille et de ses objectifs à long terme.

La sélection des gérants reste un facteur déterminant

L'une des spécificités du Private Equity réside dans la forte dispersion des performances entre les fonds.

Les meilleurs gérants et les moins performants peuvent être significatifs. Cette dispersion est plus marquée que sur de nombreuses classes d'actifs cotées.

Pour les investisseurs institutionnels comme pour les grandes familles patrimoniales, la sélection des sociétés de gestion constitue donc un enjeu majeur. L'expérience des équipes, leur discipline d'investissement, leur spécialisation sectorielle ou encore leur capacité à accompagner les dirigeants figurent parmi les principaux critères analysés avant tout engagement.

Une diversification adaptée reste essentielle

Les actifs non cotés ont vocation à compléter un patrimoine, et non à le remplacer.

Les investisseurs institutionnels répartissent généralement leurs allocations entre plusieurs classes d'actifs afin de limiter leur exposition à un seul marché ou à une seule stratégie d'investissement.

Cette diversification peut s'opérer à plusieurs niveaux :

Axe de diversification Objectif
Classes d'actifs Répartir le patrimoine entre immobilier, actions cotées, obligations, liquidités et actifs non cotés.
Stratégies de Private Equity Diversifier entre Buyout, Growth Equity, Venture Capital ou marché secondaire.
Zones géographiques Réduire la dépendance à une seule économie.
Millésimes d'investissement Lisser l'exposition aux cycles économiques.
Sociétés de gestion Limiter le risque lié à un seul gérant.

Cette approche ne supprime pas les risques inhérents au Private Equity, mais elle contribue à construire une allocation plus résiliente dans une perspective de long terme.

A retenir

Intégrer des actifs non cotés dans une stratégie de transmission patrimoniale suppose de trouver un équilibre entre potentiel de création de valeur, diversification et contraintes propres au Private Equity. L'horizon d'investissement, les besoins de liquidité et la sélection des gérants demeurent des critères essentiels pour construire une allocation cohérente.

Pourquoi les grandes familles patrimoniales et les investisseurs institutionnels intègrent-ils le Private Equity dans leur allocation ?

Le Private Equity occupe aujourd'hui une place importante dans les portefeuilles de nombreux investisseurs institutionnels. Fonds de pension, fondations universitaires, compagnies d'assurance, fonds souverains et Family Offices consacrent une part significative de leurs actifs aux marchés privés.

Cette allocation ne repose pas uniquement sur la recherche de performance. Elle répond également à une volonté de diversifier les sources de création de valeur, d'accéder à des entreprises non cotées et de construire des portefeuilles capables de traverser plusieurs cycles économiques.

Pour les investisseurs qui raisonnent sur plusieurs décennies, le Private Equity constitue ainsi une composante complémentaire d'une stratégie patrimoniale de long terme.

Une approche pensée pour plusieurs générations

La gestion d'un patrimoine familial ne se limite pas à préserver un capital. Elle consiste également à organiser sa transmission dans des conditions compatibles avec les objectifs des générations futures.

Cette logique explique pourquoi de nombreuses familles fortunées privilégient une vision de long terme plutôt qu'une gestion centrée sur les fluctuations quotidiennes des marchés financiers.

Le Private Equity s'inscrit naturellement dans cette approche. Les investissements sont réalisés avec un horizon de plusieurs années, pendant lesquelles les sociétés de gestion accompagnent le développement des entreprises avant d'envisager leur cession. Cette temporalité est cohérente avec une stratégie patrimoniale qui se construit progressivement.

Diversifier les moteurs de création de valeur

Les patrimoines les plus importants reposent rarement sur une seule classe d'actifs.

Les investisseurs institutionnels recherchent une diversification entre immobilier, marchés cotés, obligations, infrastructures, dette privée et Private Equity afin de limiter leur dépendance à un seul moteur de performance.

Le capital-investissement apporte une exposition à des entreprises non cotées dont la création de valeur repose principalement sur leur développement opérationnel, leur croissance et leur transformation, plutôt que sur les variations quotidiennes des marchés financiers.

Cette complémentarité explique la place croissante des actifs non cotés dans les allocations patrimoniales de long terme.

Famille réunie illustrant une stratégie patrimoniale de long terme intégrant le Private Equity

La sélection des meilleurs gérants est au cœur de leur stratégie

L'une des principales caractéristiques des investisseurs institutionnels est l'importance qu'ils accordent à la sélection des sociétés de gestion.

Contrairement aux marchés cotés, où la gestion indicielle occupe une place importante, le Private Equity présente une forte dispersion des performances entre les fonds. Les meilleurs gérants disposent souvent d'une expertise sectorielle, d'un accès privilégié aux opportunités d'investissement et d'une capacité reconnue à accompagner les dirigeants dans la création de valeur.

Cette réalité conduit les Family Offices et les investisseurs institutionnels à consacrer une part importante de leur processus d'investissement à l'analyse des équipes de gestion, de leur historique de performance et de leur discipline d'investissement.

Le Private Equity s'intègre dans une allocation patrimoniale globale

Les actifs non cotés n'ont pas vocation à remplacer les autres composantes d'un patrimoine.

Ils viennent compléter une allocation diversifiée aux côtés de l'immobilier, des actions cotées, des obligations ou des liquidités. Cette complémentarité permet d'exposer le patrimoine à différents moteurs de création de valeur, tout en conservant un équilibre entre rendement potentiel, liquidité et niveau de risque.

Pour cette raison, les investisseurs institutionnels déterminent généralement leur exposition au Private Equity dans le cadre d'une réflexion globale sur leur allocation d'actifs, et non comme un investissement isolé.

A retenir

Les grandes familles patrimoniales et les investisseurs institutionnels n'investissent pas dans le Private Equity uniquement pour rechercher un rendement potentiellement attractif. Ils l'utilisent avant tout comme un outil de diversification, d'accès aux entreprises non cotées et de création de valeur sur le long terme, au sein d'une allocation patrimoniale équilibrée.

Ce qu'il faut retenir

Les actifs non cotés, et en particulier le Private Equity, peuvent trouver leur place dans une stratégie de transmission patrimoniale lorsqu'ils sont intégrés dans une allocation globale cohérente avec les objectifs de la famille.

Leur horizon d'investissement de long terme, leur exposition aux entreprises non cotées et leurs moteurs de création de valeur en font une classe d'actifs complémentaire des placements traditionnels. Ils ne constituent toutefois pas un outil de transmission en eux-mêmes et doivent être envisagés au regard de leurs spécificités, notamment leur illiquidité, le risque de perte en capital et l'importance de la sélection des gérants.

Comme le montrent les pratiques des investisseurs institutionnels et des grandes familles patrimoniales, la transmission d'un patrimoine ne consiste pas uniquement à préserver un capital. Elle vise également à construire une allocation capable d'accompagner plusieurs générations, en conciliant diversification, création de valeur et vision de long terme.

En résumé

Le Private Equity peut contribuer à une stratégie de transmission patrimoniale, non parce qu'il offre un traitement spécifique en matière de succession, mais parce que ses caractéristiques s'accordent avec une vision patrimoniale de long terme. Intégré avec discernement dans une allocation diversifiée, il peut participer à la construction et à la transmission d'un patrimoine familial durable.

Comment les actifs non cotés peuvent-ils être transmis ?

La transmission d'un patrimoine comprenant des actifs non cotés répond aux mêmes objectifs que pour les autres catégories d'actifs : préparer l'avenir, organiser la répartition du patrimoine et anticiper les conséquences d'une succession ou d'une donation.

Toutefois, les modalités de transmission peuvent varier selon la nature des actifs détenus, leur mode de détention et le cadre juridique dans lequel ils s'inscrivent. C'est pourquoi une stratégie de transmission impliquant des actifs non cotés nécessite généralement un accompagnement adapté.

Les parts de fonds de Private Equity peuvent-elles être transmises ?

Comme d'autres actifs patrimoniaux, les parts de fonds de Private Equity peuvent, selon leur nature et les dispositions qui leur sont applicables, être concernées par une transmission dans le cadre d'une donation ou d'une succession.

Les modalités pratiques dépendent notamment de la documentation juridique du fonds, des éventuelles restrictions prévues par celui-ci et des règles civiles et fiscales applicables. Elles peuvent également varier selon que l'investissement est détenu en direct ou au travers d'une structure patrimoniale.

Chaque situation étant différente, il est essentiel d'analyser ces éléments avant d'engager une stratégie de transmission.

Famille marchant sur une plage au coucher du soleil, illustrant la transmission patrimoniale entre générations

Anticiper la transmission dans une logique de long terme

Préparer la transmission d'un patrimoine ne consiste pas uniquement à organiser le transfert des actifs.

Il s'agit également d'anticiper les besoins futurs des bénéficiaires, d'assurer la cohérence de l'allocation patrimoniale et de préserver un équilibre entre actifs liquides et actifs de long terme.

Dans cette perspective, le Private Equity peut trouver sa place lorsqu'il est intégré suffisamment en amont. Son horizon d'investissement, généralement compris entre huit et douze ans, suppose que les objectifs patrimoniaux et familiaux soient définis sur une durée compatible avec cette temporalité.

Un accompagnement juridique et fiscal reste indispensable

La transmission d'un patrimoine constitue un sujet complexe qui mobilise plusieurs domaines d'expertise, notamment le droit civil, la fiscalité et la gestion patrimoniale.

Les modalités de donation, de succession, de démembrement de propriété ou encore les règles applicables aux différents véhicules d'investissement dépendent de la situation personnelle de chaque famille.

Pour cette raison, toute réflexion portant sur la transmission d'actifs non cotés, y compris de participations en Private Equity, doit être menée avec l'accompagnement de professionnels qualifiés, capables d'apprécier les enjeux juridiques, fiscaux et patrimoniaux propres à chaque situation.

A retenir

Les actifs non cotés peuvent s'inscrire dans une stratégie de transmission patrimoniale, mais leurs modalités de transmission dépendent de nombreux paramètres juridiques, fiscaux et contractuels. Une préparation en amont et un accompagnement spécialisé permettent d'intégrer ces actifs dans une réflexion patrimoniale globale.

Les principaux points à retenir

  • Le Private Equity peut trouver sa place dans une stratégie de transmission patrimoniale lorsqu'il est intégré dans une allocation diversifiée.
  • Son horizon d'investissement de huit à douze ans est cohérent avec une vision patrimoniale de long terme.
  • Les actifs non cotés permettent d'accéder à des entreprises qui ne sont pas présentes sur les marchés financiers.
  • Les investisseurs institutionnels et les Family Offices utilisent le Private Equity pour diversifier leurs moteurs de création de valeur.
  • Le risque de perte en capital, l'illiquidité et la sélection des gérants demeurent des éléments essentiels à prendre en compte.
  • Toute stratégie de transmission doit être adaptée à la situation patrimoniale, familiale et aux objectifs de long terme de l'investisseur.

FAQ sur les actifs non cotés et la transmission patrimoniale

Les actifs non cotés peuvent-ils être transmis à ses héritiers ?

Oui. Comme d'autres actifs patrimoniaux, les actifs non cotés peuvent être concernés par une transmission dans le cadre d'une donation ou d'une succession. Les modalités dépendent toutefois de la nature des actifs, du véhicule d'investissement utilisé ainsi que des dispositions juridiques et fiscales applicables. Une analyse personnalisée est généralement nécessaire avant toute démarche.

Le Private Equity est-il adapté à une stratégie de transmission patrimoniale ?

Le Private Equity peut s'intégrer dans une stratégie patrimoniale de long terme lorsque son horizon d'investissement, son niveau de risque et son illiquidité sont compatibles avec les objectifs de la famille. Il ne constitue pas un outil de transmission en lui-même, mais peut représenter une composante complémentaire d'une allocation diversifiée.

Pourquoi les Family Offices investissent-ils dans les actifs non cotés ?

Les Family Offices recherchent généralement une diversification des sources de création de valeur, un accès aux entreprises non cotées et une vision d'investissement de long terme. Le Private Equity répond à ces objectifs en permettant d'investir dans l'économie réelle tout en complétant les actifs traditionnels tels que l'immobilier ou les actions cotées.

Quels sont les principaux risques du Private Equity dans une stratégie patrimoniale ?

Le Private Equity comporte notamment un risque de perte en capital, un risque d'illiquidité ainsi qu'une forte dispersion des performances entre les sociétés de gestion. Il est donc généralement recommandé de l'intégrer dans une allocation diversifiée et adaptée aux objectifs patrimoniaux de l'investisseur.

Pourquoi l'horizon d'investissement est-il si important ?

Les investissements en Private Equity sont généralement réalisés sur une durée comprise entre huit et douze ans. Cette temporalité permet aux sociétés de gestion d'accompagner le développement des entreprises financées avant leur cession. Une stratégie de transmission patrimoniale, qui s'inscrit elle aussi dans le long terme, peut être compatible avec cet horizon lorsque les besoins de liquidité sont correctement anticipés.

La sélection des gérants est-elle importante dans une stratégie patrimoniale ?

Oui. Les performances du Private Equity dépendent largement de la qualité des sociétés de gestion. Les investisseurs institutionnels consacrent une part importante de leur processus d'investissement à la sélection des gérants, en analysant notamment leur expérience, leur discipline d'investissement, leur spécialisation sectorielle et leur capacité à accompagner les entreprises sur le long terme.

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