Altaroc
Newsroom
...
Private Equity

Quelles sont les différences entre les FCPI et les FPCI ?

Publié le
18/2/2022
Modifié le
25/3/2024
0
minute(s)
Les FCPI et les FPCI sont des fonds d'investissement pour les sociétés non cotées, offrant des avantages fiscaux mais avec des contraintes de gestion distinctes. Les FCPI sont axés sur l'innovation avec une obligation d'investissement spécifique, tandis que les FPCI, créés dans les années 1980, sont plus flexibles mais moins protecteurs.
Par
Damien Hélène
Damien Hélène
This article has been automatically translated. Please excuse any inaccuracies or translation errors.

Que signifie FCPI ?

FCPI signifie Fonds Commun de Placement dans l’Innovation.  

Que signifie FPCI ?  

FPCI signifie Fonds Professionnel de Capital Investissement.

Ces deux types de fonds concernent très majoritairement de l’investissement dans des sociétés non cotées mais les avantages fiscaux et les contraintes de gestion s’avèrent être très différentes entre les FCPI et les FPCI.

Définition d’un FCPI

Les FCPI ont été créés par la Loi de Finances de 1997 afin de faciliter le développement des PME non cotées dites innovantes. Ce sont des organismes de placement créés par une société de gestion qui lève des fonds auprès de différentes catégories d’investisseurs : institutionnels, banques, assurances, entrepreneurs et particuliers. Par ailleurs, les FCPI sont des fonds de défiscalisation ayant des contraintes d’investissement réglementaires, principalement :  

  • Un délai d’investissement imposé qui s’avère être contraignant pour les investisseurs en non coté. Les titres doivent en effet être conservés pendant au moins 5 ans.  
  • L’obligation d’investir au capital de PME innovantes : 70% des actifs constituant ce type de fonds doivent présenter un caractère innovant (digital, écologie, technologie de l’information…). Une société est considérée comme étant innovante si : – c’est une PME de moins de 8 ans d’existence (moins de 250 salariés et un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros) // – le capital détenu l’est à 50% au moins par des personnes physiques // – ses dépenses en recherche et développement représentent au moins 10% des charges totales de l’exercice précédent.
  • A noter que depuis la réforme fiscale de 2020 la réduction d’impôt sur le revenu proposé aux investisseurs dans les FCPI est proportionnelle au quota de PME innovantes dans le fonds et les gestionnaires de FCPI cherchent donc à dépasser le plus possible les 70%.

Définition d’un FPCI   

Les FPCI qui ont été créés dans les années 1980, sont des FCPR (Fonds Communs de Placement à Risque) à procédure allégée. Cette procédure dite « d’agrément allégée » stipule que l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) délivre un simple visa mais pas d’agréments pour ces fonds. Ils sont donc soumis à moins de contraintes que les FCPR « classiques » et donc moins protecteurs pour l’investisseur.  

Les FPCI sont des fonds de « Private Equity » qui financent tous les secteurs de l’économie, que ce soit la santé, l’immobilier ou encore l’hôtellerie. Ils doivent être investis à hauteur de 50% minimum dans des PME non cotées mais peuvent également être investis dans de l’immobilier par exemple.  

Contrairement aux FCPI, les FPCI n’offrent pas d’avantage fiscal « à l’entrée » (ce ne sont pas des produits dits ‘défiscalisants’).  

PROFIL D’INVESTISSEURS

Qui peut investir dans un FCPI ?  

Les véhicules d’investissement FCPI étant soumis à l’agrément de l’AMF, ils sont ouverts au grand public. Mais étant donné qu’il offre un avantage fiscal à l’entrée allant jusqu’à 25% du montant investi (dans la limite de 12 000 euros pour une personne seule et de 24 000 euros pour un couple marié), l’investissement dans des FCPI s’adresse principalement aux investisseurs imposés à l’impôt sur le revenu.  

Qui peut investir dans un FPCI ?  

Ne nécessitant pas d’agrément de la part de l’AMF, les FPCI s’adressent traditionnellement aux investisseurs professionnels, qui sont capables de mettre des tickets de plusieurs millions d’euros sur un horizon de temps assez long (10 ans en général) et qui peuvent éventuellement supporter une perte en capital.  

Les FPCI sont également ouverts aux investisseurs initialement « non professionnels » mais qui ont la capacité d’investir au minimum 100 000 euros (« investisseurs avertis »), voire 30 000 euros dans certains cas bien précis (notamment s’ils ont, du fait de leur expérience professionnelle, une très bonne connaissance du capital investissement).

Risques induits par les FCPI et les FPCI

Quels sont les risques liés à l’investissement en FCPI ?  

Investir dans des PME innovantes, qui sont au début de leur cycle de vie, comporte un certain nombre de risques. Les FCPI ne devraient donc être commercialisés qu’à des investisseurs prêts à perdre les sommes qu’ils ont investies, ce qui n’est pas toujours le cas.  

Le risque est par ailleurs lié à l’illiquidité du capital : en effet, les sommes investies sont bloquées pendant la durée de vie du fonds.  

Enfin, en contrepartie de l’avantage fiscal, les gérants de FCPI doivent mener une politique de gestion répondant à des contraintes réglementaires et fiscales spécifiques. Les contraintes fiscales peuvent peser sur leurs performances. Ces dernières sont souvent bien plus élevées pour les FPCI en raison des moindres contraintes sur la gestion (sous réserve bien entendu de savoir sélectionner des gérants performants).  

Quels sont les risques liés à l’investissement en FPCI ?  

Tout d’abord, le capital placé dans un FPCI n’est pas garanti. Même si les entreprises dans lesquelles sont investis les FPCI sont sélectionnées par des gérants professionnels, certaines peuvent faire faillite. Il faut avoir en tête que la sélection des gérants est un élément crucial de l’investissement dans un FPCI.  

Par ailleurs, la liquidité n’est totalement récupérée qu’au bout d’un certain nombre d’années, l’investisseur récupérant d’abord le capital qu’il a investi avant de toucher les plus-values. L’investisseur en FPCI doit donc s’assurer qu’il n’aura pas besoin des sommes investies pour couvrir ses charges habituelles ou d’éventuelles dépenses à venir (acquisition d’une résidence principale, financement des études des enfants, …).  

Pour mémoire, on considère qu’un investissement dans un FPCI ne doit pas représenter plus de 10% du patrimoine financier de l’investisseur (sauf pour les investisseurs très fortunés pour lesquels ce pourcentage peut aller jusqu’à 20%).

Raisons d’investir en FCPI et FPCI

Pourquoi investir dans un FCPI ?  

Moteurs de croissance et créatrices d’emplois, les entreprises innovantes sont au cœur de notre économie. C’est pourquoi l’investissement dans un FCPI permet à des investisseurs particuliers de soutenir l’innovation et l’économie réelle tout en bénéficiant d’une fiscalité avantageuse et d’une diversification patrimoniale.  

L’investissement en FCPI offre un avantage fiscal à l’entrée qui se matérialise par une réduction d’impôt pouvant aller jusqu’à 25%. Par ailleurs les FPCI font bénéficier leurs investisseurs d’une exonération d’impôt sur les plus-values éventuelles sous réserve de ne pas vendre avant 5 ans.  

Mais l’attractivité fiscale des FCPI masque souvent des performances décevantes. Avant d’investir dans un FCPI il faut bien s’assurer de la qualité des gérants et des sous-jacents.

Pourquoi investir dans un FPCI ?  

Les FPCI sont des véhicules d’investissement spécialisés qui diffèrent en de nombreux points des solutions d’investissement plus traditionnelles. Ils répondent aux investisseurs qui recherchent du rendement et qui acceptent d’être moins protégés, les FPCI n’étant pas agréés par l’AMF.  

Les gérants d’un FPCI disposent d’une amplitude de gestion de leurs investissements bien plus importante que ceux d’un fonds agréé FCPI qui est, par nature, soumis à une règlementation beaucoup plus lourde.  

Même si les FPCI ne sont pas des produits « défiscalisants », la fiscalité sur les plus-values générées par les FPCI peut être attractive dans le cas où le FPCI est fiscal. Dans ce cas, l’investisseur (personne physique) bénéficie d’une exonération d’impôt sur les plus-values (hors prélèvements sociaux) sous réserve de ne pas toucher de distributions pendant les 5 premières années.  

Pour les investisseurs en quête de performance et de diversification, les FPCI ont constitué depuis qu’ils existent, une alternative crédible et particulièrement intéressante aux investissements traditionnels.

No items found.

Les derniers Hors-Séries

Dossier spécial N°6 - Bridgepoint

article(s)

Focus États-Unis : 10 entreprises en hypercroissance

7
article(s)

Les enjeux Environnementaux Sociaux et de Gouvernance piliers centraux et stratégiques du Private Equity

11
article(s)
Newsletter
Inscrivez-vous à notre newsletter pour ne manquer aucune des dernières actualités
No items found.
No items found.
No items found.